‹ La légende d'Oedipe [microform], étudiée dans l'antiquité, au moyen-âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes;Chapitre 71 sur 94 · FLEXION. XXIX · texte numérisé non relu

FLEXION. XXIX

sieurs lettres manquant, ce qui semble indiquer graindre), et aussi Vengigneors rimant avec tors 11280 A, où il faut lire tôr : l'engineôr, — Ilo^n au cas sujet est assuré par les rimes hom : raençon 7920, : non 11095, : traïson (rég.) 2792; ily est employé comme prédicat, mais la forme est la même lorsque ce mot est sujet : mis gentils hom : traïson (rég.) 279A (cf. li hom 1140), et \'s n'apparaît nulle part. — Conte fait au nomindXiî cuens régulièrement, et non pas cons. Il rime avec buens 9393 ABC et avec suens 3529 ABC, mots qui riment ici ensemble(cf. 5805 etc.). —Le neutre prend ordinairement Y s : voirs 11, nieiis 758 etc., où ces mots se rapportent comme prédicat au sujet ce ; li avoirs 7895 et les autres infinitifs pris substantivement sont traités comme des noms masculins de la deuxième déclinaison (V. Syntaxe).

Les noms féminins de la troisième déclinaison qui ne sont pas terminés en e muet prennent assez régulièrement, dans les trois manuscrits, l'sau sujet singulier : Hautes VS319,nobilités 13169, fins 6453, coulôrs : flôrs 13129 etc.; mais les rimes ne semblent pas confirmer cette altération delà déclinaison, du moins pour les noms terminés en o et en or en latin : ceste(s) maisons : a non 4361 kBC.ceste mesprisons (suj. sing.) : traïson (prédicat) 1469 ABC, où le scribe n'a pas songé à égaliser la rime. Les vers 13133- 4 : Quant li gratis frois et la roidôrs Le fist certain, laissa ses plôrSy peuvent être assez facilement corrigés en la roidôr : laissa le plôr; mais dans les noms en tas, Vs est assuré par les rimes vertes : devès 833, : malfès 839. Je rétablirais donc la forme sans s, au sujet singulier, dans les noms en o et en or, mais je maintiendrais ïs dans les noms en tas et dans nuis : déduis 4299 etc.; fins 6453 etc. reste douteux, n'étant jamais à la rime au cas sujet.

Suer est isolé : il ne prend jamais d's et fait toujours au sujet singulier suer (soer) 2863. 2872 etc., et au régime serorblôO. 8137 etc., jamais suer; ce qui serait pour notre texte une preuve d'antiquité, s'il faut en croire Littré, qui dit (Hist. de la littér. française, II, 199) que les auteurs du xiie et du xiii^ siècle ne confondent pas d'ordinaire ces deux formes, opinion que confi ment les exemples réunis par M. Lebinski, l.L, pag. 48. D'autre part, M. Tobler [Zeitschrift fur roman, Philol. II, pag. 628) affirme que de bonne heure on trouve soror au cas sujet et suer au cas régime, mais sans préciser de date. Il y aurait donc lieu de tenir en sérieuse considération cette particularité de .notre texte, si nous ne savions déjà par d'autres preuves qu'il appartient au XII* siècle.

Les vocatifs ont la forme du nominatif. Exception apparente : biausire (passim), où il faut écrire biau* sire, Vs étant tombée à

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