‹ La légende d'Oedipe [microform], étudiée dans l'antiquité, au moyen-âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes;Chapitre 72 sur 94 · XXX APPENDICE \ — LA LANGUE DU ROMAN DE THÈBES · texte numérisé non relu

XXX APPENDICE \ — LA LANGUE DU ROMAN DE THÈBES

cause de Ys qui commence le mot suivant (cf. me' sire, forme constante). Diaiis sire fins se trouve au vers 192, bimis sire au

vers 330 1.

Les adjectifs qui n'ont en latin qu'une forme pour le masciilin et le féminin suivent lamômeiôgle dans not-e texte : grnnt (rég.) 7111 etc., boulant (rég.), partie, prés, pris comme adjectif, 4669, quels 6453, tel (rég.) 420, gentils 2781. 3556 etc., ^nervilleus 23; cf. les adverbes comiinalment 948, communément^ 3216, granment 5288, igaument 3476, ingalment 10119, briement [= briefment) 13722, griement (^ griefment) 13065, avenanment 12100 etc. Faut-il supprimer ici également 1'^ du nominatif? La rimo enfant : (remest) plorant 197, où iV'ùXWowv^ plorant e^t prédicat, n'est pas suffisante pour nous autorisera le faire, conformément à la plus ancienne orthographe. D'ailleurs Y s est assurée par la rime grans : sergans (rég.plur.) 4283. Il n'est pas inutile d'ajouter que certaines classes d'adjectifs, par exemple ceux en ois et ceux en ent, ont toujours eu deux formes; on trouve ici : côrtoise : poise 3591, dolente : démente 199, etc.

30 Pronoms. — Dans les pronoms personnels, les formes moi, toi soi, sont presque constantes et assurées parles rimes roi : soi 335. 969, moi : loy 551, : otroibbl, : loi 561, : tt^oi 581, 589 etc.; mais les formes picardes yni, ti, se rencontrent ch et là dans A; elles semblent assurées par les rimes merci : mi 12151 (tout à côté de soi, moi 12149), di : ti912\ ABC; mais il convient d'ajouter que le premier exemple n'est pas sûr, car BC donnent : De H merci avoir ne dot, Car il (lis. el) ne Vot oncques de moi, au lieu de : De li ne doi avoir merci: ...mi. L'exemple unique qui reste me semble insuffisant pour que nous corrigions les formes moi, toi en mi, ti dans l'intérieur des vers; nous adoptons donc la forme moi, toi, soi, laissant la forme ti au v. 9722, à titre d'exception.

Jo (et plus souvent Jow) est une forme assez fréquente du sujet, pour la première personne, dans le ms. A. On la rencontre devant une voyelle, sans élision (cf. v. 175. 184. 7043 etc.), dans des cas où le vers n'admet aucune correction. Il en est de même de ço, (çou, chou). Avec le appuyé = l, on trouve toujours Je^ non pas jol-, de même jcs = je les. Dans la seconde moitié du poème, les formes jo /^Joztj disparaissent presque complètement, ce qui vient sans doute de la fatigue du scribe, qui ne suit plus aussi bien son manuscrit. Du reste, les formes Jo, Joie ne sont point tout à fait inconnues à BC.

1 'VohXQT [Zeitschrift, II, 550-1) tire communément, non <le commun, mais de communel, ce qui est vraisemblable.

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