‹ La légende d'Oedipe [microform], étudiée dans l'antiquité, au moyen-âge et dans les temps modernes, en particulier dans le Roman de Thèbes;Chapitre 73 sur 94 · FLEXION. XXXI · texte numérisé non relu

FLEXION. XXXI

A la troisième personne, le féminin est assez souvent le au régime direct (201. 3822. 3823. 3960. 4532. 5354. 5355 etc.); comme pour l'article, je rétablirais partout ^a.— Li est régulièrement employé {KHir le féminin au datif et avec les prépositions, tandis que lui est réservé pour le masculin, construit avec une préposition ou placé après le verbe'; mais au datif, toujours li pour les deux genres. Au cas sujet, el pour ele est relativement fréquent, au pluriel toujours elcs; au vers 5563, il est sans doute amené par le il masculin qui se trouve au vers précédent et au suivant, également à la seconde syllabe ; cependant on a des exemples de cette forme dans des textes picards (cf. Philippe de Rémi, Ro7n. de la Manek., v. 2969; Gér. de Viane, v. 879 etc.). Dans tous les cas, elle ne peut être attribuée à l'auteur.

Le pronom relatif, le môme pour les deux genres, fait alterner dans A l'orthographe ki et qui, ke et que; mais BC ont [.resque toujours qui, que, qui semblent appartenir à l'auteur. Cui est pris comme régimedirect au vers 10066; il est assez souvent écrit ^m' : 1604. 5836. 6106. 7581 etc., et doit être alors rétabli dans sa forme normale. Je laisse, là où ils se trouvent ainsi écrits, qui et que, qui ne peuvent a[)partenir au scribe, et j'écris également ainsi ces mots là où ils sont écrits avec un k, mais je maintiens c'. — Coi, le [)ronom neutre, ne se trouve presque jamais dans A écvMquoi; cependant v. 117, je t éi'àhVis quoi, pour l'uniformité. L© pronom possessif picard se montre confondu avec la forme commune : masculin : mes, tes, ses (régulièrement), régime, mon, ton, son, mais quelquefois men (9420), sen (6978. 10792), formes assez rares pour être imputées au scribe de A, et d'ailleurs presque inconnues à BC [sen2). Au féminin, les formes picardes me, te, se se rencontrent dans A presque aus^^i souvent que ma etc. : 5262. 5436. 12989. 13045. 13087. 13088 etc.; je ne crois pas cependant qu'il faille les maintenir. Au pluriel , nous avons mi (sujet masc] 1541, forme régulière, ti 8293, si 7640 etc. ; régimemes, tes, ses. — Le pronom absolu est, pour le masculin : (li) miens etc. , au sujet, mien au régime; pour le féminin, {la) moie, toie , soie (quelquefois seue], formes purement françaises (V. Foerster, Zeitschrift, II, 93.)— Nostre et vostre sont rares comme adjectifs ; on trouve fréquemment, au contraire, nos, 710, vos, vo pour le masculin, et no, vo pour le féminin , invariable au singulier, nos, vos au pluriel. No, vo se trouvent, à côté de nos, au suj. sing. masculin, par exemple 10710.

Le pronom démonstratif donne au masculin : suj. sing. cil, forme dominante , et cis 3606. 5296. 10700. 10709, moins fréquent [dus etchius, que l'on rencontre isolément, appartiennent au scribe

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xxxn appendice; — la langue du roman de thèbes. picard) ; régime cel, celui; plur. cil, celÇceus, cex, ces 1498 A); au féminin, cèle, celi, cèles. On trouve quelquefois cil au rég. sing. , cette confusion est postérieure et doit être attribuée au scribe; il en e^t de môme de ce (pour ccl rég. sing.) 4285 et 1310g' — Le prom formé de iste est plus rare, surtout au nominatif (cist, suj. plur. 283 A, suj. sing. 744 A) ; au rég. sing. (cest, icest ceste, iceste], il est le plus souvent employé comme adjectif ; notons cependant ccstui (masc.) au génitif 1728 et à l'accusatif 10712 et aussi cesti (fémin.), passim, tous deux employés comme pronoms. Ciex (suj. sing) 10518 est une forme isolée. Si pour cil 14151 est probablement une faute ; cependant on trouve ci=cil dans certains textes ; cf. C 157, ci ne soyit pas, BC : ci H client (Épisode du bûcher des deux frères), et Romania VI, Notice sur un manuscrit bourguignon.

Tuit au sujet pluriel, est très souvent assuré par la rime : tuit • bruit 3849. 4999. 5781. 10201, : conduit 5373. G277. 6541. 7165, : déduit 10977,: 7iuit 13401. 13707,: fruit 0210,: quit02l7. 9403'. 12159, etc. Tôt (tout) se trouve souvent à Fintérieur et une seule fois à la rime 6153 : De nos amis forment me dout. Ne sai de fisc sain sont tout, où Ton peut facilement corriger dout en duit ou cuit. Il faut donc rétablir partout tuit.

40 Conjugaison. — Sans entrer dans des considérations qui sont plutôt du domaine de la PAo^e^'/i^wc, nous allons tâcher de donner une idée de la façon dont l'auteur semble avoir traité la conjugaison.

E^tre. — les, 2e pers. sing., est assuré par la rime aux vers 921 et 10237, et d'ailleurs toujours écrit ainsi. La distinction des formes en é fermé à l'imparfait et en ié au futur est assurée par les rimes érent : démenèrent 14537 A (manque BC), iére (; legièré] 8539 (cf. 605), et èrt (lis. iert] : quiert 6453 A (manque BC) ; il y a donc lieu de corriger en conséquence les exemples assez nombreux que Ton trouve dans les manuscrits de e au futur ou de ie à l'imparfait (cf. Mail, Comput, pag. 70, et G. Paris, Alexis,

pag. 50sqq.).

Persomies. — La V^ personne du sing. du prés, de l'indicatif n'a naturellement pas d'<? muet, ni d'5 non étymologique : pens ( : sens) 6231, dont ( : trestout) 6226 A, criem 6976, aim 7010. 10762 Qic.,conjur2110, gart 9736, j^ri 10026. 14353 etc.,;5m 9724, afi(j002, rent 11851. \2A\\eicomment 12408, où le copiste écrit, selon l'usage picard, re7ic, commenc (cf. la rime avant : commant 4537), et de même an parfait : eue (==-habui 820. 822. 13821, oc(=audivi) Q>\Oo,rechuc 366, reçucOOU, motspourlesquels la forme en i est assurée par les rimes dans d'autres passages.

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