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dien, XII), qui essaie en vain de prouver, après M. Th. Mùller, que ces formes [et SLiissi es lois, es toise) viennent par analogie de 27ois, ^3i«'5 (voy. les objections de M. G. Paris, Romania, YIll, 299). Cette ingénieuse explication est plus vraisemblable en ce qui concerne mis, truis, p7mis (misse, tmisse, pmissej, comparés à 2mis, paisse, tous mots dans lesquels Vui repose sur ïo bref de probo, tropo [?), rocjo, et a passé par ?«6'?: (voy. G. Paris, toc. cit.). Notre texte a r?«/A^ 1100. 8433, truisent 14543, et au subjonctif, misiés 3891, truist 3995.
Les formes tirées de iam alternent avec celles qui viennent de am, après un d : confonge : fonge^ 0871 , à côté de parfonde : confonde 12759, : monde 0735, qui assurent la forme en de-, venge 14395, à côté de rende 14419, rendes 1809; renge : prenge \iY3A:^,prenge 13008. 13073. l^^OliS, 2^rcngent 107; pergent 7504 (cLperge, explicit du Roin. de Troie, par Madot, le scribe de A); desfenge 0100, etc. Quant à veniam de venio, il donne naturellement la forme viegne (passim), vignies 3804 etc., cf. vieng, V pers. sing. indic. prés. 2739 et 2741; de même tiegne (de*teniam) rimant avec viegne 3201 etc., ret ieg ne ()i2 etc. A l'indicatif je trouve également viegnent 292 etc., mais vienent 301. 13191. 8057 (rimant avec lienent) etc. Ces deux verbes rimant toujours ensemble, il est difficile de dire laquelle des deux formes appartient à l'auteur.
La P et la 2*^ pers. du i)lur. du subjonctif ne diffèrent pas de celles de l'indicatif, à la première conjugaison : aidés \^Q> ^partie remdimêe], mostrons 2Q2, cremons 5402 etc.; quant aux autres conjugaisons, on ne trouve que des exemples isolés de ons, es, dans des verbes qui ont en latin iam, eam : votés 2800 , imissons 11794 (mais puissions : laissions 253, où la correction est facile), puissomes 13220 etc.; cf., à l'imparfait du subjonctif, cassons 13223, faissons 13222 (mais fuissics 13221, forme constante). Voles 4403 est un impératif quia empr/.nté la forme de l'indicatif (voir Willemberg, m Romanische Studien, 1878, fasc. III, pog. 422).
' Afonse, dans lequel hi prononciation douce de Vs (dz) est assurée par la rime onze (8619) et par les patois actuels du Midi, ne pourrait-il être rapj)rochù de doini>e? " Ad/'iuidut, <pie sui»posc a/oine, aurait alors j)onr jxMidant, en latin vulgaire, quehpie chose comme *(lbndiat {=^ dono-dedat) ; ou, si l'on ré]jugne à ce renforcement de la IbiiiH.- laline, on [jourrait admettre l'inlluence de l'analogie de la part des autres subjonctifs où V/i est suivi d'un d. comme renge, prenge. Le rapijrochement de afonse et «ie fongc montre bien rjue les deux sons rfj, dj iicuveut avoir la même origine.
XXXVIII appendice; - la langue du roman de thèbes.
\ l'imparfait du subjonctif de la première conjugaison, la forme en aisse, qui est la plus fréauente dans A, n^est point assurée par la rime, et se trouve le plus souvent dans des passages ou A est isolé II est difficile de dire si l'auteur employait la forme en aisse ou celle en asse. La P et la 2* pers. du plur. ont issions, issicz (A issiez]. Pour la forme accentuée sur la dernière (issant), à la 3* pers. du plur., voir plus haut, pag. xxxv.
Parmi les participes, nous noterons : rcchu 1305 ABC, qui alterne avec rechcu (reccû) 1352 AB(^ etc. (cf. hut 1411 ABCl, et ncû, de nuire (cf. tcvs, de taire, 0080 A).
Le scribe de A intercale parfois une s à la 3'' pers. du sing. du I.résent de l'indicatif du verbe dire, et la rime montre que l'auteur n'est point responsable de cette ortliogra])he ; cf. vit : clist 13535, dcsconfit: dist 14025. Au premier exemple (.1 haute vois cria et dist, il faut lire dit au présent (voir Syntaxe). D'après M. Forster (Li cher, as deus espées, pag. LX), le picard se sert de dist pour le présent et de dit pour le parfait, à l'inverse du français (cf. Burguy, II, 143, qui ne parle que du présent); mais l'exemple qu'il cite, vit : dist 4815, peut s'expliquer, comme les nôtres, par le passage bien connu du parfait au présent et réciproquement; je ne connais pas d'exemple assuré de dit au parfait. Dans le premier.de nos exemples, si Ton corrigeait crie au présent, pour uniformiser les temps, on aurait un hiatus désagréable et inadmissible, puisque l'hiatus avec c féminin n'est toléré dans les polysyllabes que lorsque Ve féminin est précédé de deux ou plusieurs consonnes (voy. Fôrster,/?<?y. des l. ro;>i., 2"série, V, 94). Il faut donc choisir entre cette correction et le passage du parfait au présent, qui est tout à fait dans les habitudes de notre auteur. Le second exemple (si corn it dit) ne fait pas difficulté.
V imparfait de Vindicatif est régulièrement en oie, pour toutes les conjugaisons, dans les trois manuscrits (D n'a point d'imparfait); il n'y a qu'une seule exception : amôt : mât GOOl A, où il y a peut-être une interpolation. On sait d'ailleurs que la 3^' pers. du sing. en o^ de la première conjugaison se rencontre non-seulement en noiniand, où elle est la règle, mais encore dans des textes qui n'ont rien de normand, et que Yo était ouvert*, ahani latin, ayant donné ava, aura, ove (dut) et ôe (otj par la chute du v (cf. G. Paris, Rom. Vil, 138). Notre texte n'offre qu'un petit
> Mot, (|ui dans A ne rime qu'avec ô ouvert ( : pot 437 : ot 5307. 14 127), selon la règle, rime au moins deux fois dans BC avec o fermé ( : Irestot, A(l(lilionG41», : f.s^o^ Interpol, après A 5 15G) ; cf. Troie, 141.270. 12745; Chronique de Benoit, G030. 22590. 23105; et Comput, 1081.
SYxNTAXE. XXXIX
nombre d'exemples du mélange des imparfaits de la première conjugaison venant de «6rtm avec les imparfaits venant de ebam : donoient : detenoient 79 A, sentremetoit : sôrmontoit 367 A, avoit : dôtoit 2640 k,regardoit : lisoit 3007 A, exemples douteux,, puisqu'ils manquent dans BC. Je n'en ai trouvé qu'un exemple dansBC; il se trouve dans une interpolation de 38 vers placée après A 5330 (vilanoient : voidoient).
Au futur (et au conditionnel), il convient de signaler un certain nombre de formes en erai (eroie), en dehors de la première conjugaison : vainteres 11469, istcrcs 10394, estera 2494, esterés 1930 etc., rdeterai 11846. 12052 et meterois 9368 (mais metrout 12071, cf. doutront lbl^\, 2:treHderoie 13643, viverons *3728, deveriés \0m2>, perderash2o^ A (cf. perdriés 5267), avérai 178 A, avéras OlOC), avéra 11623, avérés 6124. 14424 etc., averics 120G6 etc (cf. voderont 40 B, voudront C).
Il faut se garder de voir des doubles formes dans lait 5668 etc., rimant avec vait et autres mots semblables, à côté de laist ( :plaistj 6219. 6407 etc. Lait vient de laier, comme aussi le futur lairrai flairai}, fréquent ici; cf. laids 1217. 9961 etc., à côté de lais (1« pers. du sing.) : mais 13053, laissons *233 etc., laissera 904 etc. Le verbe aller fait à la 3" pers. du sing. du présent de l'indicatif vait sans aucune exception, forme assurée par les rimes : trait 9093, : fait 4263. 6581, : laist (corr. lait) 5647, '.ait 9529 etc. {ai. Alexis, rédaction duxIIl^'^iècle, v.v. 387 et 402). Pareillement, ester fait au présent estait 13358 A (au parfait esta 6148 A, et de même a la première personne esta 11085 A); estait est assuré parles rimes : trait 8737, : fait 6145 A (manque BC) et 12233 A (manque BC) ; mais savoir fait régulièrement set, sc'vent.
Mangier nous fournit au présent de l'indicatif, 3^ pers. du sing., manjue 912, à rim[)arfait du subjonctif m«>ig2m^H^ 14367, mangast 5752. Sur la conjugaison de ce verbe, v. Darmesteter, Romania, V, 154-5, et Go^rnu, Romania, VU, 427 sqq.); cf. araisnier 2570, desraisnier AiXl . 11311, à côté de araisone (passim), araisona\0\)Q. 2806 etc., et parler, à côté àQ parole — 'paraholare, * parabolat.