LXXVI APPENDICE ; — LA LANGUE DU ROMAN DE THÈBES
ses regrets, ses plaiyites au roie (i\\s>\\x\e], peude chose; cf. sujet de la mort de qq"^ ; cf. gant.
Alexis 20e; Roland OLIII. roortes 4416, liens tordus, de 2026 ; CCIX, 2686, et d'autres retorta ; cf. reorte, riorte dans
Burguy.
ROSTE 4340 (la tours en est r» ste et grifaigne) ; —5^65/^2220,
" exemples que cite G. Paris {Alexis, pag. 181).
REONDEMENT (.V. jôFS entirs) 4301 , complètement (cinq jours et pas moins).
RESORTIR, faire rebondir, repousser : 4055, 11 pians est dure, si resort.
KESTANTyQîii s'arrête, fatigiié(en parlant d'un cheval), 4971.
RETiNTER 8584, retentir; cf, le mot suivant.
RETOMBiR 1268, retentir [V.
Littrè, s. V. retomber); encore usité au xvi*^ siècle, au sens de rebondir {Darmesteter. Tableau de la langue au XVI® siècle, da7is Le xyi° siècle en France, pag. 186).
RIME, doublet de frimas, vient, comme lui, de l'anc. Scandinave hvim, où l'aspiration est tombée, au lieu d'être représentée par f. Ici rosée, ou plutôt brume : que li solaus abat la rime 9552; li jôrs es-
(rocier) haut et naïf et de grant roste [rime avec acoste). Ce mot doit évidemment être séparé de ruiste et ruste, au sens de <i.rude, fort^, d'où notre mot rustre [M. Fôrster les tire avec raiso7i de rusticus) , et aussi de roit , roide = rigidus ( V. Fôrster , Li chev. as .ij. espées, noie au V. 11692, et Zeitschrift fur rom. Philol. III, 261). La forme roste, qui ne semble pas avoir été reiicontrée ailleurs, autoriserait l'étymologie robustus, et alors 7iolre mot devrait être également séparé duprov. raust (=r2(c?e, rauque) , que Von trouve employé e7i parlant d'une poite, d*une côte, da7is la Vie de Sainte-Enimie [ap. Bartsch, Denkmseler, 232, 33).
claire, ciet la rime 8410 (cf. rubest 210 (puis entrent en une
RivoiER 7020, chasse en rivière.
ROC AL 2242, rocher ou masse
de rochers.
RociÉRE 2485, rocher, ROFE, peau épaisse d'u7i ser-
pent, 4033. 4035: cf. Amis et
Aynile 3075, roife, et Thèbes
4055 A, li piaus, en parlant
du même serpent.
ROI AL (li) 4709, les soldats, les
partisa7is du roi.
forest Môlt loin de gent et de rubest) est peut-être U7ie hiadvertance du scribe arnenée par rubeste, qui se trouve ci la fin du vers suiva7it. On pourrait corriger molest,7Kil serait alors un doublet 7nascul in de moleste, lequel se\ trouve au, v. 7246. Rubeste, | auv.2\\, a le sens de«sauvayei> (la fores ért grans etl rubeste) ; il 7ie vient sans\
GLOSSAIRE
doute pas c/e robustus, comme le veut Roquefort. Cf.Y'ie d.e Saint- Jean Bouche d'Or in Rom. VI, 3, V. 337-8 :
Li lions et les autres bestes, Dontil i ot moult derubestes.
se 7net avec ses a7nis à la solde de la pri7icesse de Farago7ia : « E fece loro, dit l'auteur grandissimo onore, e fece da' loro la paga grande e grossa. »
Et de même v. 803-4, cf. éga- segloutir 13929, sangloter. lement Guillaume de Palerne sepouture 13430 etc. , sépul- 4549, tant flueve grant, fier ^?«re; c/-. tumôlte'6921. et rubeste. seri (tôt) 2854, tout doucement,
cf. a seri, ap. Burguy.
SI (pôr) que, à cette co7iditio7i que, 3069.
s. v.^ et cf. le rouergat rouïl. si fait 5372, tel; cf. Roman de
Troie et Chron. de Be7ioit,
S- passim.
saaignerîes ^^01, lieux oii l'on si faitement 1053, ainsi ; cf.
eiigraisse les animaux : illoec Truie et Chron.
a grans s. iBC bercheries), Et solsis (suj.) 7079 BC (D sôsit, A
grans plentés de porkeries, où tère) et 7175 BC (A dijè7^ey,
RUE, sentier, 2119. 7572.
Ruis (suj. sing.) 2194, rouille-, le rég. est ruil (V. Roquefort,
il faut gaaigueries. Aux vers 9293-4 (la terre i est bien saaignie, cultivée et aplanoïe), il faut peut-être aussi corriger gaaignie, d'après C; 7nais saaignie peut s'enteyuiy^e.
SAiNGLEMENT, sépa7-é7ne7it, 1357; —si7nplement 2095. 5416 etc.
SANGUIN 2926, sangla7it.
SAUDÉES 1116 (et sui venu saudées qaerre), service féodal, et 71071 pas « sold':; »; cf. sol-
sousci 7075 C ^D sôsi, B solsi, A abisme), gouffy^e, abîme.
Pour Vétymologie,voir 7iotre article da7is la Revue des 1.
rom., 3® série, tom. II, pag.
209 sqq. , et cf. Boucherie (ibid., 2^ sér., tom. V, pag. 51), G, Paris (Romania, VI, 148 et 436), Grœber (Zeitschrift fur rom. Philol. II, 1, 190) et Joly (La fosse du Soucy; Paris, Vieiceg, 1877).
doier 1537, en parla7it de sÔR [pour sôs) 4757 A. 4795 A. Tydéeet de Poly7iice accueil- 9074 A; sôr .j. lorier 3554
lis par Adi^aste, et saudoier passiyn. Il semble cependa7it qu'il y ait eu dans certains cas une solde attachée à ce service, mê7ne quand il était offe7H à titre gracieux et par
BC (A sôs .j. rocier); sôrsèle 5450 BC; — desôr (=rdesôs) 4745 A; cf. Brun de la Montaigne 838, desous(:r:^desus).
— A Viiiverse, sous pour sôr 5338 AC.
dévouement à lapersonne du sorber 6993, engloutir, suzerain. Ainsi, dans la Leg- sôrpooir (act.), surmanter, vegenda di Vergogna, ce prince nir à bout de, 7542.
Lxxviiï appendice; — la lan'Gue du roman de thébes.
soTES, idoles^ fétiches, 060 B
(Aydles, G ydres).
S0USDUis9987,5éc?iec^eMr,/i«6î7^.
sorspoiAL 602, appui.
sousPRis *4391, surpris; cf.
sous pour sôr, 5338 AC.
SULLENS 2810, dégouttant de
sang, souillé(].iii^ quisouille] .
TANS (c. tans et plus) 4617, cent fois et plus [de tentes).
TARENTE 1042, tarcntulc?^ hête hideuse dans la foret d'Argos.
TART (a), tard, 2207. 3770.
TENECLE 4708, si fist la nuit tenecle et noir, B qu'il virent Toir (lis. l'air) oscur et noir, Cqu'il coirent {lis. virent) l'air o. et n. — Ces variantes prouvent que DC n'ont pas compris tenecle, qui doit saris doute être rapproché de Vesp.
tiniebla et tiré de tenebra ; mais la dérivation est obscure. C/". teniecle(iam'Phil.
Mousket et dans Amis et Amile, et d'autre parttenevge dans Troie, la Chronique de Benoit, Saint-Auban^^Saint- Brandan.
THOMAS (qui fu fais outre Saint) 6724, (en parlant du char d'A mphiaraus), c'est-à-dire « dans une contrée très éloignée-^. Il est bon de noter que V auteur du char est Volcan (Vulcain); il s'agit donc ici d'un pays de pure fantaisie ; cf. qui fu fais outre Saint Evron B, Ciiron C [Add.
157), en parlant de Vécu de Capanée.
TiNTELANT 9594, faisant résonner leurs entraves {en parlant des prisonniers).
toiv're829, fenêtre (?) : les pies li met a l'eur du toivre Pôr les plaies raix aperçoivre. — (La) T oiwe, que cite Ducange, en le tirant de Partonopeus de Blois 752, doit être lu l'atoivre, cotnnie au vers 4306, où le sens proposé par Burguy (tête d' animal à la proue du vaisseau) est bien douteux. L'étymologie donnée par Grimm , l'anglo-saxon tiber, a. h. a, zepar=: bétail, est acceptable pour atoivre := animal., bête de telle 021 telle espèce (cf. ici mêrne, v.
6773, le curre traient .iiij.
atoivre, B azoivre, C azoine), mais nullement pour toivre, dans les exemples du Partonopeus (toivre de la nef) et dans le nôtre. Il est juste de noter que le mot tiber convient très bien comme forme (Cf.
Toivre ^rz Tïberis [fleuve] . — Mussafla (Jahrb. VIII, 119) rapproche de toivre le prov.
sibra c/a/w Flamenca, v. 4297- 9: el mon non a dragon i vibra, Ors ni leon ni lop ni sibra Qu'om nol puescaadomeschar; Diez[Etym. Wôrt. IL 689, 4' édit.) coyyipare le portuguais zevro, fém. zevra, qui semble signifier une pièce de bétail, sans qu'on puisse préciser.
TASTKR 2853 et tastoner 2850, tdter doucement , caresser
glossaire.
pour endormir. Il semble TRANBLois(/î?m.) 2285 (BC fièvre)
que les femmes , et même tremblement^ frayeur.
les jeunes filles , aient été traveil 2683 (rimant avec so-
chargées de ce soin envers les hôtes au moyen-âge ; cf. ici même : de tastonner ne fu parie 2850, en parlant de la fille du prêtre-roi
meil) est constant dans notre
texte : il semble refait sur
traveiller.
TRÈS , depuis ; — très ce tans
Lycurgue. Voir les exemples très donc 13061, depuis lors, cités par Tobler (Mittheilun- trésvirer 12940, éviter par un gen, 1, 268), e^ tirés d'Auberi, mouvement du corps, se dédu Charroi de Nismes et de tourner de. Girartde Rossilho. trôver que, décider que [avec
le futur] : en son conseil trôva
TEATRE 409 (Et vit le temple d'Apolin; Ens el teatre vint esrant Et descendi del auferrant). — Ce mot semble ici désigner le parvis situé devant Ventrée du temple; dans ce cas, il vaudrait mieux lire :
en cel t. — Littré na pas d'exemple avant (xiv® siècle] .
li rois... Que de lui fera chevalier 351 (cf. 3513 etc.; — la tournure est double dans les vers 14247-9 : .1. conseil a iloec trôvé, Et se li ont toutes loé K'avoec èles retôrnera.
Oresme tumeôrs 133, baladins, gens qui font lutter les ours contre
tôrné (s'en sont) 14407, sont les chiens, partis; de même 14431, de tymbure (BC ^(ic?. 300), co/fr^;
cf. en rouer g at timbre, fosse avec revêtement de pierre pour mettre à tremper les peaux que Von veut préparer.
chi tôrnés, allez -vous-en;
14433, se n'en tôrnés, si vous
ne vous éloignez, etc.
ToupiER 14526, tournoyer en
tombant comme une toupie :
vont toupiant jambes levées.
TRAIT (le) d'un arc 7280, à une UN6361,wn5et^?, un même : que
portée d'arc [cf. traitie); — d'un père soions andui [cf.
plus que le trait 7520, plus lat. unus).
vite qu'un trait (cf. plus que
le pas).
TRAITIE, portée d' un trait '. .iiij. vain 4794 (Pollinices ne soit pas
traities a un arc 3622; cf. vains), étourdi, ou peut-être
3353, defors les murs une simplement « inutile {au suc-
traitie , où il semble qu'il ces du stratagème]"^.
faille admettre le sens du vaissèlemente ( fém. ) 13087,
fr. mod. traite (longue traite, vaisselle (d'or ou d'argent] ;
longue distance). cf. Ducanges.v., qui cite un
L\xx appendice; — l.v langue du uoman de thèbes. exemple de Cléomadès et plu- voire (la), la vérité (BO Addlt.
sieurs autres tirés des Ordonnances des rois de France (xive siècle).
VASsôR 14065, même sens que vassal, qui est très fréquent ici au sens de «ho^nme de cœur, vaillant», cf. vasseur, Rutebeuf, I, 50.
vendue (si), pour si cher vendue [en jiarlant d'une porte), c.-à-d. bien défendue.
vÉs, vase, urne funéraire (BC Interpol., sub. fin.); c/", vessel [ibid.^ 2 vers plus loin^,
viAX 10067, du moins; cf. Burguy, II, 331.
vielle 2077, espèce de poisson.
VIS 2366, à peine (lat. vix) :
tant en i gist de deplaiiés Dont jamais n'ert vis .j. haitiés; cf.
Vœu du héron : Et puisque couars est, je dis, a mon avis, Qu'au plus couart qui soit ne qui onques fust vis Donerai le hairon ; c'est Edouart Loeïs ; — avis (=ad-vix) j. jôr 1242. 8316. 10640 [cf. advisunkes, ap. Burguy, 11,311).
viste (mar) joie 8372, litt^ joie mal vue, triste joie. Pour viste participe, cf. Vital.
vista et vist (fém, vista) dans les patois du Midi.
voEL (ton) 434,5^^o;^^a volonté; cf. mon voel {Lai de Vépervier, V. 134, in Rom. Vil, 6) et déjà dans les Serments de Strasbourg, meon voil.
654) ; cf. sa mérite = ce qu*il mérite (ibid., 727).
WAER (se) 12629, se plonger dansl*eau (dusqu'en mi l'aige se waérent).
WAUCRANT 1081 , errant sur mer; cf. Flore et B lance flor, 1287, par mon cief n'est i>as raarceans ; Gentix hon est et waukerans; Vie du pape Grégoire le Grand [aj). Littré Hist. littér., 11, 233) , quant li bastels s'alot guaucrant ; et la Conception de Wace, 82 (Rom. Vlll , 311) , gaucrant s'en vont parmi la mer.
YDLEs 960 (G ydres) , idoles. Cf.
jdeles [Les signes de la fin du monde, v. 32, publiés par P. Meyer dans le Bidletin de la Société des anciens textes français, 1879, n«3, pag. 80), ydles [Rois, pag. 290), et ici même, Interpol, après A 1871, ydres BC.
YNDE 5837, vêtement de pourpre; — il est peut-être adjectif au V. 5415, d'une pourpre y nde fu vestue.
YSOPÉ 1412, espèce de boisson; cf. Flore et Blancefl., 495.