‹ La légende d'un peuple (volume 2)Chapitre 107 sur 120 · AVRIL · texte numérisé non relu

AVRIL

La neige fond partout ; plus de lourde avalanche. Le soleil se prodigue en traits plus éclatants ; La sève perce l'arbre en bourgeons palpitants Qui feront sous les fruits, plus tard, plier la branche.

Un vent tiède succède aux farouches autans ; L'hirondelle est absente encor ; mais en revanche Des milliers d'oiseaux blancs couvrent la plaine blanche. Et de leurs cris aigus rappellent le printemps.

Sous l'effluve fécond il faut que tout renaisse. . . Avril c'est le réveil, avril c'est la jeunesse. Mais quand la Poésie ajoute : mois des fleurs —

Il faut bien avouer — nous que trempe l'averse, Qu'entraîne la débâcle, ou qu'un glaçon renverse — Que les poètes sont d'aimables persifleurs.

Le beau soleil de mai, levé sur nos climats, Féconde les sillons, rajeunit les bocages.

MiCHATJD.

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