M'involasti l'onore. — Fu reciproco il diletto (I
:{. K ehe importa va a lui andar <ii notte investigando L'attioni altrui? il. 3). i. Les quatre premières scènes de Perrucci correspondent aux quatre premières scènes de la pièce de Cicognini.
paraît. Après de nombreux lazzi imités de Cicognini, entre le
maître et le valet qui ne se reconnaissent pas, Don Juan raconte à Coviello la ruse qui lui a permis de jouir des faveurs d'Isabella : ilavait observé le manège du duc auprès d'elle; il a imaginé d'entraîner le duc au jeu, l'y a laissé et est allé prendre sa place auprès de sa maîtresse. Après avoir écouté le récit de cette supercherie, Coviello s'amuse aux dépens de son maître en jouant, à la faveur de la nuit, le rôle de deux personnages : le sien, et celui d'un officier de police envoyé à la poursuite de Don Juan. Toute cette partie de la scène, pleine d'entrain et de traits d'un comique assez heureux, a été ajoutée par Perrucci au texte de son modèle '.
L'auteur revient ensuite à Cicognini et reprend les scènes qu'il avait passées plus haut : elles contiennent la fausse accusasation portée par don Pietro contre le duc Ottavio et l'entrevue entre la duchesse Isabella et le roi K Toutefois, au lieu de consoler et de plaindre la jeune fille, comme il le fait chez Cicognini, le monarque lui adresse de vifs reproches sur sa légèreté. Perrucci s'est ici inspiré plus directement du texte de Tirso3. Après quoi il reproduit la conversation entre Ottavio et son valet *. Mais le duc, lui aussi, est devenu plus verbeux et plus emphatique que son modèle : il célèbre en termes poétiques et pompeux le lever de l'aurore; il maudit le jeu qui l'a empoché d'être exact au rendez-vous de son amante. Il se dispose enfin à aller s'excuser auprès d'elle quand don Pietro vient lui faire part de l'ordre d'arrestation dont il est porteur, et lui conseille de fuir au plus vite5. Resté seul, l'infortuné, dans un long monologue, ajouté au texte de Cicognini, gémit sur son malheur, se plaint de l'inconstance de la fortune, et de L'influence maligne des astres. Le naufrage de Don Juan, recueilli par la pêcheuse Tisbea, reproduit avec quelques modifications le texte de Cicognini :