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4. Don Manuel de la Revilla : « El tipo legendario de Don Juan Tenorio y sus manifestaciones en las modernas literaturas. «
5. Ni mes recherches personnelles, ni celles du professeur Farinelli n'ont permis de découvrir la moindre trace historique des aventures de Don Juan.
dehors de ces chroniques, locales ou générales, aucun document historique connu, archives de famille, généalogies, ou autres, ne relate le fait l. De vagues traditions, des récits sans authenticité établie, ont seuls permis à Viardot et à d'autres à sa suite d'affirmer la réalité de l'aventure qui aurait donné naissance à la légende.
Quant à l'existence dans le couvent des Franciscains d'une chapelle et d'un tombeau ayant appartenu aux d'Ulloa, elle ne saurait établir la vérité du conte qu'aux yeux du gardien intéressé à l'entretenir. D'ailleurs cette existence môme est hypothétique 2. A la fin du Burlador, le roi déclare que pour honorer la mémoire du mort son tombeau sera transféré à San Francisco à Madrid3. Tirso ne connaissait donc pas l'existence de ce tombeau à Séville. D'autre part, dans la deuxième version du Burlador, le tombeau du commandeur ne se trouve pas dans l'église Saint-François, mais dans l'église Saint-Jean de Toro. Un des historiens de Séville, Zuniga, qui a décrit les cérémonies du cou-
1. « UHistoria de Sevilla en la quai se combinen sus antiquidades, grandezas, y cosas mémorables en ella acombecidas » d'Alonso Morgad (Séville 1587 . ne dit rien des aventures de Don Juan. — Aucune des archives de la famille Tenorio ne contient la moindre allusion aux mêmes faits. Cf. aussi Frei Felipe de la Gandara : Armas i triunfos del reino de Galicia (Madrid, 1662, p. 178). — Eugenio Narbona, Vida del arzobispo don Pedro de Tenorio (Tolède, 1624). — Fernan Perez de Guzman, Generaciones, semblanzas e obras de los excelentes reges de Espana Don Enrique III e Don Juan II y de los vénérables Perlados y notables Caballeros que. en los tiempos deslos Reges fueron (éd. Rivade. t. LXVII, p. 703, où il est question de Don Pedro Tenorio, archevêque de Tolède, 1328-1399) — El verdadero Don Juan Tenorio o sea memoria sobre la precedencia, mince y n,n!inuacion del apellido Tenorio, por D. M. T. (don Miguel Tenorio . cordera de Santoyo (Madrid, 1833). — Piferrer, Vobiliqrio de los Reinos y senorlos de Espana (Madrid, 1856), t. II. Cf. aussi l'article de ['Imparcial du 22 janvier 1899, sur la famille Tenorio.
2. A propos des tombeaux des familles Tenorio el Ulloa, on peul se reporter avec intérêt aux articles suivants : Claudio Boûtelon : - Sepulcros con estatuas yacendas en la capilla de San Andrès de la catedral de Sevilla », où il est question de transferts de corps opérés en 1401 (Revista de filosofia, literatura, y sciencias de Sevilla, 1871, t. III,) et - El Patio de los naranjos de la catedral de Sevilla •■ (même revue, 1872, t. IV). Dans cet article, il est question d'un Pedro Tenorio enterré dans la chapelle construite par son père Alonso, dans la cour (patio) de la cathédrale.