Y el sepulcro se traslade
A San Francisco, en Madrid, Para memoria mas grande.
vent des franciscains, ne fait aucune allusion à la mort, ni à la chapelle du Commandeur. Il est donc à craindre que Viardot et M. de Latour n aient été les dupes du cicérone qui leur a montré remplacement de la chapelle, comme il leur a peut-être montré aussi la maison de Busto Tavera à l'angle de la rue des Armes cl <!e la place des Ducs; comme Ton montre à Vérone la maison de Juliette et au château d'If les deux cachots d'Edmond Dantès et de l'abbé Faria '.
On peut seulement établir quelques rapprochements entre des récits antérieurs et l'histoire de Don Juan ; mais les ressemblances sont vagues, incomplètes, trop générales pour que l'on puisse conclure à une filiation. A défaut d'un Don Juan Tenorio authentique dont la vie de débauches et le châtiment surnaturel auraient inspiré le dramaturge espagnol du xvile siècle, on a cherché 2 dans la vie de Pierre le Cruel, dans ses amours avec Blanche de Bourbon et Maria de Padilla, dans les aventures du duc don Juan de Bragance3 et d'autres coureurs de femmes, les sources où aurait puisé l'auteur du premier Don Juan. Aucune de ces histoires ne contient le seul élément qui constitue l'originalité du Burlador : le miracle de la statue de pierre s'animant pour punir un débauché. Dans son étude sur Tirso de Molina *, M. Cotarelo cite une autre source possible : c'est l'histoire d'un certain Diego Gomez de Almaraz racontée dans las siete centurias de ta ciudad de Alfonso VIII par 0. Alejandro Matias Gil. Ce Gomez, aïeul de dona Maria la brava, aurait été surnommé au xve siècle à Plaisance « el convidado de Piedra ». Ce surnom
1 . Les Espagnols, qui tiennent à honneur d'avoir donné naissance à la légende, ont considéré comme un fait établi, indiscutable, que les événements auxquels elle devrai! son origine se son! bien passes à Séville (cf. les différents ouvrages indiqués dans la bibliographie, el notamment Leopoldo Augusto de Cueto, cité par J. Hazafias y La Hua. p. 10). Mais tous doivent, reconnaître qu'aucun docuiuitii authentique n'a conservé le souvenir d'un événement qui aurait pu être le point de dépari de la légende. Mme Blanca de los Rios a jadis annoncé i Espana moderna, décembre 1889) une histoire des origines de la légende. J'ignore quelles pourront être ses conclusions qui n'. ni pas encore paru.
2. Cf. S. Brouwer :Ancora don Giovanni, Rassegna critica délia hllcratura italiana, IS'.iT, fasc. 3 à 4, p. 57.