Il j est question aotammenl de monnaies autrichiennes
2. Erich Schmidt, Volksschawipiele aus Tirol [Sonderabdruck aus dem Arehiv fur das Studium der neueren Sprachen, Bd. XCVI1I, Heft, :i i), Braunsch\veig, ÎS'.IT.
M. Schmidl a bien voulu m'adresser la brochure contenant, avec cette pièce, un Puppenspiel sur Faust.
où Joseph Bonaparte négociait avec M. tic Cobentzel la paix qui fut signée en lévrier 1801 à Lu né ville.
Ce Puppenspiel est assez différent des précédents et l'on y constate davantage encore l'élimination progressive des amours de Don Juan au profit de la féerie et surtout des scènes bouffonnes où figurent les gens de justice. Celle partie prend ici un développement anormal ; elle absorbe le reste de la pièce. L'auteur ne songe plus qu'à divertir son public au moyen de ces interrogatoires ridicules où des juges niais sont bernés par des accusés malins. De transformations en transformations, le rapide épisode comique imaginé par Cicognini en est arrivé à devenir l'élément essentiel de la fable. Dès le début, tandis que Dans Wurst fait le guet devant une maison où son maître a un rendezvous avec la fille d'un vieil avare, un greffier vient l'interroger sur Don Juan. Hans Wurst lui raconte d'invraisemblables histoires, et finit par le chasser d'un coup de pied. Après la tentative d'enlèvement de donna Anna et le meurtre de don Pietro, l'auteur a intercalé, sans souci d'interrompre la suite de son intrigue, une scène qui est un souvenir de Molière. C'est la visite d'un créancier qu'éconduit Hans Wurst. Délivré de cet importun, Don Juan doit en subir un autre, le juge, qui vient l'interroger et lui pose une série de questions stupides : « Comment vous nommez-vous? lui demande-t-il. — Comme mon père. — De qui descendez-vous? — D'Adam, comme les autres hommes. — Où êtes-vous né? — Dans une chambre, je crois. » Cet homme est fou, observe le magistrat, et il poursuit: «< Quand vous levezvous? — D'habitude, avant midi. — De quoi vivez-vous? — De nourriture et de boisson. — Monsieur, on m'a dit que vous auriez tué cette nuit un très brave homme innocent? — Moi ! Ai-je l'air si meurtrier? Y a-t-il du sang collé sur moi? — On me l'a dit1, » réplique naïvement le juge à qui Don Juan linit par persuader qu'il était le meilleur ami de la victime.
1. Richteh. — ... wir nennen sic sich dan? D. J. — Gerade vvie mein Vater....
K. — Wo komraen sic dan lier.'...
Avant échoué de ce côté, le représentant de la lui s'avise de faire arrêter tous les suspects aux portes de la ville. Un sourd se présente, dont l'infirmité fournit matière aux quiproquos habituels en pareil cas. Don Juan et Ilans Wurst paraissent ensuite, avant troqué leurs vêtements: le maître habillé en valet suit son laquai- habillé en maître; mais, ainsi placé, il est incommodé par les incongruités bruyantes et odorantes du drôle qui se pavane, se fait passer pour comte de Trient, puis sottement raconte au greffier qu'il connaît Don Juan et consentira à le livrer moyennant 20 ducats. Sur les menaces de son maître, il ajoute qu'il a voulu plaisanter, mais le greffier, pris de soupçons, les invile tous deux à le suivre au poste1. Don Juan trouve moyen de se sauver, tandis que Mans Wurst, interrogé de nouveau par le juge, se fait passer pour seigneur d'un grand nombre de villages des environs d'Innsbrûck, en assaisonnant ses réponses de jeux de mots et de basses plaisanteries. Don Juan revient sur ces entrefaites, prend le juge à part, sous prétexte de lui révéler un secret, et le poignarde. Il se sauve ensuite avec Mans Wurst dans un cimetière où le poursuivent des soldats stupides. La dernière partie ne diffère guère des pièces déjà étudiées que par quelques facéties inédites de Hans Wurst. Don Juan meurt eu maudissant l'heure de sa naissance, sa vie de débauches, et en appelant les démons.
[). J. - Von Adam kom ich her wie ail andern Leut. R. — ... \vo sind sie dan gebohren?
I). .1. — [ch glaub in einem Zimmer.... r. ... der luit den Kopf verloren!
YVciiii stehn sie Morgens auf?
D. .1. — ... Gevôhnlich vormittag.
H. — ... von was teben sic dan '.'
I). .). — Von Essen und von Trinken....
H. — Mein Herr, man hat gesagt, sie hâtten heute Nachl
Einen recht braven .Mann unschuldig umgebracht.
Sieh i. h so môrderisch aus, "-1er klebt Blut an mir?
R. — Man haï mir so gesagt... (Acte 11. se. v.