Villiers, I. i
M. Molière, IV, 5.
4. 1. I. Le texte hollandais est ici plus voisin (]u texte de Dorimon que de celui de Villiers.
LE DON JUAN HOLLANDAIS. im
Alfonsus jure de venger, la poursuite ridicule des archers bernés par le valet, en un mot, tout le second acte des pièces de Dorimon et de Villiers est fidèlement imité par l'auteur hollandais. Au troisième acte réapparait le pèlerin qui, au lieu de parler de ses voyages, chante en strophes lyriques un hymne de reconnaissance à la nature1. Don Juan et Crispyn arrivent sur ces entrefaites, ce dernier déguisé en médecin. Ici reprend l'imitation du texte de Molière2. Crispyn raconte à son maître qu'il a acheté très cher à un aubergiste un habit de médecin, et qu'il a ensuite soigné un grand nombre de paysans. Don Juan se moque de lui et de la médecine en substituant des détails grossiers aux fines ironies de Molière3. Il s'arrête d'ailleurs prudemment au point où, chez Molière, son scepticisme passe de la médecine à la religion. Après que Crispyn lui a raconté, à peu près dans les mômes termes que chez Dorimon *, comment il s'est échappé de la ville en faisant peur aux archers, paraît un cavalier poursuivi par trois brigands. Don Juan met l'épée à la main et sauve le nouveau venu en qui il reconnaît Elvire. Celleci lui reproche amèrement sa trahison ; il essaie de se justifier en parlant de ses scrupules religieux. Indignée, elle veut le percer de son épée; mais il la désarme et elle s'éloigne en le menaçant de la foudre céleste. Toute cette partie n'est qu'un amalgame de détails empruntés, les uns à Dorimon, les autres à Molière, sans autre originalité que la substitution, au frère d'Elvire, d'Elvire elle-même 5. Après le départ de la jeune femme, l'auteur continue à s'inspirer successivement du texte de Molière, puis de ceux de Dorimon et de Villiers. Don Juan se moque de la lâcheté de Crispyn qui a fui pendant le combat. Le valet