Dorimon, III
"). Il est curieux de noter que Goldoni a eu aussi l'idée de l'aire déguiser eu homme l'épouse trahie de son héros, qui la sauve d'une attaque de brigands. Goldoni n'ayanl certainement pas connu la pièce hollandaise, ri aucune œuvre italienne anlérieure ne contenant celte parlicularile. il ne l'a u t voir dans la rencontre des deux auteurs qu'uni' coïncidence qu'explique en partie le souvenir commun de Molière.
allègue comme excuse que l'habit de médecin lui a donné la colique1. Don Juan lui expose alors ses nouveaux projets : il n'éprouve plus aucun amour pour Elvire et il a l'intention de s'expatrier. Oue Crispyn se mette donc en quête d'un vaisseau. A cet ordre inattendu Crispyn déclare qu'il n'a pas l'intention de courir le monde, et il annonce à Don Juan la mort de son père. Cette nouvelle émeut un moment le fils coupable; mais il se ressaisit vite, et voyant un pèlerin endormi.il l'éveille, et l'oblige à changer d'habits avec lui. Après quoi il est rejoint par don Alfonsus qu'il abuse à la faveur de son déguisement, et qu'il tue, ainsi qu'il le fait dans la pièce de Villiers -.
Le quatrième acte débute par une scène de paysans dont le langage imite d'assez près le patois de Pierrot et de Charlotte dans le Don Juan de Molière. Don Juan et Crispyn, échappés au naufrage, se plaignent de leur infortune et Don Juan jure de renoncer à sa vie de plaisir, quand, apercevant Sjarlotte, il oublie aussitôt son vœu. Après ce retour au texte de Dorimon et de Villiers3, Seegers revient de nouveau à Molière dans la déclaration que Don Juan fait à la paysanne4. Il traduit librement le texte français, en substituant quelques plaisanteries dans le goût hollandais aux plaisanteries de Molière. La scène de jalousie que Piro fait à sa fiancée, le lazzi du soufflet que lui lance Don Juan et que reçoit le valet, sont directement inspirés de l'auteur français5. Don Juan, pour enjôler Sjarlotte, lui fait un tableau idyllique du bonheur qu'ils goûteront ensemble, ce qui inspire à Crispyn des réflexions comiques sur la polissonnerie de son maître et la naïveté des femmes, réflexions assez semblables à celles queBriguelle fait chez Dorimon 6. Les danses de paysans qui suivent sont aussi tirées du texte de Dorimon, avec de légères modifications 7 : l'auteur a imaginé notamment