Berni i> the ratherofthal kind of writing
2. I'il therefore take our ancienl friend don Juan. We ail lia'..- seen him in the pantomime
• to.Devil somewhat ère his time.
Ch. I. str. 1. — Edit. Tauchnitz.
:i. Cf. MemoirsofJ. Grimaldi, 1846, t. II. p. si. lin'.. 107.
Mais, en dehors de ces causes immédiates, le poème doit vraiment sa naissance à des causes plus générales et plus profondes : ce sont les circonstances de temps et de milieu, le moment de la vie, l'état d'âme du poète lorsqu'il entreprit son œuvre. Depuis deux ans ' il avait, pour la seconde et la dernière l'ois, quitté l'Angleterre à la suite de douloureux événements intimes qui devaient lui laisser une incurable rancune: séparation d*a\ ce sa femme, saisies, menaces de prison, attaques furieuses du monde retourné subitement contre lui après l'engouement passager pour Childe-ffarold, Mis à l'index, calomnié dans son honneur, blessé dans ses intérêts, humilié dans son orgueil, et ajoutant à ses griefs réels ceux que son imagination forgeait, Byron quitta son pays brûlant de haine contre tout ce qui était anglais et lui rappelait les blessures dont son cœur devait toujours saigner. Débarqué sur le continent, il commence une époque toute nouvelle de son existence tourmentée. La traversée de la Belgique, la descente du Rhin, un séjour en Suisse sur les bords du Léman et dans l'Oberland, ses lectures, ses relations avec Shelley, l'aspect des glaciers et l'impression que firent sur lui les grandioses spectacles de la nature — impressions dont le troisième chant de Childe-ffarold et Manfred sont le saisissant reflet, — ce changement si complet d'existence, de milieu et d'idées, sans calmer sa rancune contre ses compatriotes, transforma en un mélange de mélancolie et d'amertume les premiers élans de son indignation.
Plusieurs poèmes inédits qu'il composa en môme temps que Manfred sont déjà pleins du mépris hautain, du scepticisme ironique et de la tendresse sentimentale dont les œuvres composées en Italie offrent le curieux mélange-. En octobre 181(1, six mois