‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 152 sur 223 · Cf. lettre a Murray, du 2n janvier · texte numérisé non relu

Cf. lettre a Murray, du 2n janvier

2. Les cinq premiers chants furent publiés par Murray; 1rs suivants, sur le refus de Murray de continuer la publication, par John 1 1 mit.

:t. Byron la rencontra pour In première fois dans l'automne de ISIS, clic/ la comtes-e Abrizzi. Ce fut par l'intermédiaire de la comtesse Benzoni qu'il se lia avec elle a Venise. Leurs relations devinrenl continues a partir du mois d'avril 1819.

V. En juin 1819, Byron avait quitté Venise puni' rejoindre à Bavenne la comtesse malade. De celle ville, il écrivait a Murray : » Vous nie demandez si j'ai l'intention de continuer Don Juan, ('.uniment le saurais-je? Quel encouragement me donnez-vous tous avec votre sotte (nonsensical) pruderie! » (Lettre du 2 juillet.

LKS PRÉCURSEURS DU ROMAXTISMK. 441

Venise, dans la seconde quinzaine du mois de septembre 1819. Moore ayant alors visité le poète, le trouva écrivant le troisième chant '. Le 28 octobre, il avait achevé une centaine de stances, bien qu'il composât en même temps la Vision du Dante*. Au commencement de décembre, il avait achevé 200 stances3 et Le chant était terminé le 10 du même mois 4. La dernière partie avait été écrite à Havenne où Byron était allé rejoindre la comtesse. 11 avait, comme on le voit, mis plus de temps à composer ce chant que les deux précédents. Les critiques dont il était l'objet, non seulement de la part des revues et du public, mais encore de sesamis, furent la principale cause de cette lenteur. Trouvant ce chant trop long — il comprenait 228 stances — il le coupa en deux3. Les nouveaux chants réunis n'avaient d'ailleurs guère plus de développement qu'un seul des deux premiers6.

Le poème subit alors une interruption, due à la fois aux critiques qui en furent faites et aux soucis causés au poète par les démêlés de la comtesse et de son mari7. Byron travaillait en même temps à d'autres ouvrages. Il traduisait le Morgante Maggiore de Pulci, commençait Marmo Faliero, Sardanapale,. les Deux Foscari, Caïn, etc. Cependant cette première interruption du poème ne fut que de courte durée. Byron, qui s'était promis de ne point le continuer, ne se tint point parole, et dans une lettre du 9 décembre de la même année à Thomas Moore il annonçait qu'il travaillait a un cinquième chant de Don Juan dont il avait achevé 149 stances.

On était alors en plein mouvement révolutionnaire : à Naples, dans la Bomagne, soufflait un vent de révolte. Byron s'attacha avec enthousiasme à la cause de la liberté et adressa un envoi de fonds au gouvernement napolitain avec une lettre enflammée.

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