‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 154 sur 223 · Le comte l lamba · texte numérisé non relu

Le comte l lamba

::. Cf. Shelley. lettre du 15 aoûl \S2\.

publication du poème1, le défendait contre les critiques, affirmait la vérité de sa peinture -, déclarait qu'en relisant Don Juàn, il le trouvai! excellent, et exprimait d'amers regrets de ne pas le continuer, car il avait en tête le plan de plusieurs chants, et comptait promener son héros à travers de nouveaux pays

Avec de tels sentiments, Byron devait nécessairement revenir tôt ou lard à son sujet. 11 s'y remit en effet dès le mois de juin. ,.| |(. S juillet il annonçait de Pise à Murray qu'il aurait vraisemblablement trois ou quatre nouveaux chants prêts pour l'automne. Byron avait gagné sa cause. Il lui avait suffi de promettre à sa grande amie que Don Juan serait désormais plus décent et plus sentimental ». Dès lors il rattrapa le temps perdu. En août le huitième chant était terminé5 et il commençait le neuvième, qui était presque achevé à la fin du même mois6. Les autres suivirent rapidement. Ayant quitté Pise7, où il les avait composés, pour Gênes8, dans les premiers jours de l'automne 182-2, le poète s'occupa de les publier. Il chargeait de cette édition M. Hunt, son collaborateur du Libéral avec Shelley 9. En mars 1823 il terminait le seizième chant. Des circonstances décisives devaient l'empêcher d'aller plus loin.

La lutte de la Grèce pour son indépendance commençait alors à agiter toute l'Europe. Elle ne pouvait laisser indifférent l'apôtre enthousiaste de la liberté que se proclamait Byron.

i ci' Lettre du 31 aoûl à Murray. Le poète manifeste sa mauvaise humeur à propos des fautes d'impression dont l'édition est pleine, et des suppressions que l'on a laites.

Page 1