‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 16 sur 223 · Chap. xxxn · texte numérisé non relu

Chap. xxxn

M. « C.omo os lia sucedido en la embajada comendador mayor? » lui dit le roi (1, 14;.

l'opinion qui attribue à la légende un point d<> dépari historique? Le fait seul, que les chroniques auxquelles l'auteur d<- la première pièce a emprunté les noms de ses deux héros, don Juan Tenorio et le commandeur d'Ulloa, sont muettes sur les événements, extraordinaires cependant, auxquels il les mêle, suffirait à prouver que ces événements sont imaginaires.

Mais, à défaut de source historique, n'existe-t-il point en Espagne, antérieurement au Burlador quelque pièce religieuse, quelque poésie populaire contenant les premiers germes de la légende? Une vague tradition dont Castil-Blaze s'est fait l'écho ', et qui a été reprise par d'autres, veut que l'on ait représenté au xv et xvie siècle, un « auto-sacramentale » intitulé VAteisla fuiminado (l'Athée foudroyé) qui aurait contenu le sujet du Burlador. Castil-Blaze prétend que ce drame aurait directement inspiré l'auteur du Convié de pierre. Coleridge, dans la Critique du drame de Bertram, qu'il écrivit en 1816 et publia de nouveau en 1817 dans la Biographia lileraria2, donne des extniits d'un Aleista fulminado dans lequel on3 a voulu voir l'auto-sacramentale en question. Or si l'affirmation de Castil Blaze ne repose, comme d'habitude, sur aucune preuve, les extraits de Coleridge ne sont pas autre chose que des citations textuelles du Libertine de Shadwell *.

S'il n'est pas impossible qu'un drame religieux sur le même sujet ait été représenté antérieurement au Burlador, l'existence <Je cette pièce n'est donc nullement établie. Le tutelle, la question des origines serait reculée et non résolue.

Faut-il conclure que l'auteur du Burlador n'a emprunté à l'histoire que le nom de ses personnages et a créé de toutes pièces les aventures dont ils sont les héros? La statue vivante est-elle le produit de son imagination bizarre éprise de merveil-

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