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7. Ch. IV. st. 52, 53; à rapprocher de ce qu'il dil à ce propos dans une lettre du 2 février 1821.
LES PRÉCURSEURS DU ROMANTISME. fe&9
la suite de plusieurs visites au monument de Gaston de Foix el au mausolée du Dante, il décrit la colonne élevée au vainqueur de Ravenne et le tombeau où repose le poète florentin. Le souvenir d'un séjour dans la Troade lui suggère des réflexions sur l'existence de Troie; une lecture de la description de Tripoli par un voyageur1 lui inspire la description de l'intérieur du palais <le Lambro dans le troisième chant. Comme il travaille a la traduction du Morgante Maggime, il consacre une strophe2 au sujet du poème italien. Les infortunes d'une troupe d'acteurs vendue aux Barbaresques par son imprésario lui donne l'idée d'une anecdote semblable3.
Dans le cinquième chant, on retrouve les mêmes influences et le même procédé de composition : des anecdotes, des détails sans importance sont mêlés aux pensées les plus profondes et les plus mélancoliques. C'est, pêle-mêle, une allusion à une indigestion dont il a souffert la nuit précédente *; à un assassinai commis sous ses fenêtres3; à la fâcheuse aventure de la reine Caroline accusée de relations coupables avec son chambellan Bergami6, dont l'opinion publique était alors occupée; à un compliment que lui adressa Ali-pacha sur la finesse de ses mains7; c'est encore un souvenir attendri à ses premières amours'pour Mary Duff et Mary Chaworlh à propos du nom de Marie8; de tristes réflexions sur l'inconstance de la fortune, sur le peu de valeur des sentiments humains9, et le mystère impénétrable de la mort10. Les réalités pénibles que le poète trouvait dans l'amour de la comtesse Guiccioli, au lieu du rêve idéal qu'il avait conçu, imprégnèrent d'amertume toute celte partir du poème : dès lors, à la suite de l'interruption que la pudeur effa-
1. Cf. lettre «lu 25 août 1S21 à Murray. 11 s'agit 'lu récit d'un .M. Tully.