‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 172 sur 223 · Ch. VIII, st · texte numérisé non relu

Ch. VIII, st

3. <■ J'apprendrai, s'il est possible, aux pierres à se lever contre Les tyrans <lr la terre. »

For I wil] teach, if possible, the stones To rise against earth's tyrants !...

Ch. VIII, st. 135 et suiv.)

Cl', aussi ch. IX, st. :l et suiv.. st. 23 el suiv., ses vers contre le despotisme. Le poêle so défend d'aduler le peuple, «désireux que les hommes soient aussi délivrés de la tyrannie de la populace que de relie des princes • (st. '•'>). — Cf. aussi ch. XIV, st. 82.

4. Cf., dans le cbanl VIII. les détails du siège d'Ismaïl. .'i. Mémoires, I. II. p. "illi.

'i. M\ altars are tlie mountàins and the océan,

Earth, air, stars, ail thaï springs from the gréai v, Who liaih produoed, and wiill reçoive the soûl,

Ch. 111. st. 104.

Il y a là chez Byron l'influenoe manifeste de Shelley. Cf. aussi le III* chant de Childe Harold.

Ailleurs, il cherche à expliquer le mystère de la mort; il l'analyse, mais avoue son impuissance à comprendre et à conclure1. En général, il se déclare incapable de fixer son opinion devant la multiplicité des dogmes religieux et des systèmes philosophiques qui se détruisent tous les uns les autres: « Un système en dévore un autre, dit-il, tout comme le vieux Saturne dévorait ses enfants2 ». En môme temps, comme bien des incrédules, il n'échappe point à la superstition : le mystérieux le fascine, et il l'admet jusque dans ses manifestations les plus puériles : il a peur des horoscopes, des pressentiments, des dates fatales, des revenants et des spectres! « Je crois, dit-il, qu'il y a un lieu où les spectres apparaissent 3 ». Les sombres et hautes salles, les antiques portraits suspendus aux murailles, les tisons qui meurent dans 1 atre, et au dehors le cri lugubre de la chouette le font frissonner la nuit dans son manoir de Xewstead comme Chateaubriand enfant tremblait dans les chambres obscures du château de Combourg*.

A ces idées philosophiques et morales, à ces croyances surnaturelles il mêle sans transition, au hasard de sa pensée, ses opinions littéraires et artistiques : c'est un goût éclectique pour les claires marines de Vernet, les doux horizons de Claude Lorrain, les teintes sombres de Rembrandt, les lignes sévères du Caravage, la grâce de l'Albane et les jeux de Téniers3. En musique, malgré son admiration pour Rossini, il se moque des fadeurs et de la sentimentalité des Italiens; il avoue sa préférence pour les airs plus virils du Nord, pour les ballades nationales de l'Ecosse et de l'Irlande qui exaltent l'imagination et font rêver à

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