‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 173 sur 223 · I say I '!<> bclieve a haaut f 1 -|">t · texte numérisé non relu

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XV, st. 96.)

ï. Ch. XV, si. 97. Rapprocher aussi les lignes des Mémoires d'outre-Tombe mi Chateaubriand parle du fantôme qui errait dans les couloirs de Gombourg, r| le récil de l'apparition du spectre dans le chant XVI de h'm Juan.

:\. Ch. XIII. >t. 71 et suiv.

LES PRECURSEURS DU aOMANTISME. 469

de chimériques patries1. En littérature il a une tendance voulue à prendre la défense des écrivains mis au ban de l'opinion pour l'immoralité de leurs ouvrages, des poètes erotiques ', de ceux qui, comme Dryden, exhalèrent dans leurs vers leur haine de l'humanité ;;.

Don Juan n'est donc pas seulement une confession morale, c'est une sorte d'auto-psychologie qui met à nu un caractère surtout impulsif, mobile, prompt à l'engouement et à tous les enthousiasmes.

Mais à côté de ce Byron naturel et spontané, le poème exprime aussi le Byron, modifié par la vie et par sa propre imagination, qui ne cessa de se dénaturer lui-même et. de dénigrer l'humanité. On retrouve dans Don Juan, plus que dans ses autres œuvres, son parti pris de rabaisser les sentiments les plus désintéressés, les idées les plus généreuses, de bafouer les lois, la religion, la famille; et une affectation contraire à relever le mal, à défendre toutes les irrégularités de pensée et de conduite. Comme tous ceux qui ont eu à souffrir des conventions humaines, Byron n'en voit et n'en montre que les mensonges : parce qu'il fut victime de scrupules moraux peut-être excessifs, la vertu ne lui apparaît que comme masque du vice; par réaction contre la morale, il devient apôtre de l'immoralité. En dépit de ce qu'il peut y avoir d'artificiel dans ce côté de son œuvre, celle-ci n'en est pas moins une analyse fidèle de son moi, et par là elle est un document capital pour qui veut connaître le cœur et toute la pensée de Byron.

Mais le poème est quelque chose de plus encore qu'une biographie et qu'une confession. Il a une portée plus haute el plus générale : il est une satire de l'humanité. Cette salin- était même, dans la pensée de Byron, l'objet véritable de son œuvre.

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