‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 178 sur 223 · Wherefore the ravishing did aol begin · texte numérisé non relu

Wherefore the ravishing did aol begin

(Ch. VIII, st. 132.)

i. Les raisons personnelles dont is avons parlé ont fail revenir Byron à

maintes reprises sur l'avarice.

5. Cf. le tableau d'une société mondaine chez lady Araundeville (ch. XIII).

6. Cf., dans le chanl I. le tableau de l'éducation de Don Juan. T. Ch. III. st. 59 el suiv.

Quant aux rapports sociaux, ils sont dénaturés par la préoccupation constante de se duper les uns les autres. La justice qui prétend les régler, aggrave l'iniquité : juges, avocats, gens d'affaires, obscurcissent la vérité : ce sont des « ramoneurs moraux » moral chimney-sweeper). « Leur balai légal » (légal broom est revêtu d' « une suie tenace » (endless soot) '. L'homme n'est, en somme, qu'une pauvre créature incapable de grandes pensées et de grandes actions; les seules passions qui le mènent sont : l'ambition, l'ivresse, l'amour, l'argent. C'est là qu'aboutissent tous ses désirs. Voilà « la sève sans laquelle le tronc de l'arbre de la vie serait dépouillé de ses branches2 ».

Le poète a mêlé à cette satire générale de l'homme une satire plus particulière : c'est celle des différentes nations de l'Europe au xixP siècle. A l'époque où Byron écrit Don Juan, l'Europe est dans un état de crise morale et politique qui explique certaines tendances du poème. La colossale secousse imprimée au vieux monde par la Révolution française semble calmée; les trônes ébranlés ont repris leur stabilité; l'élan qui un moment a agité les peuples et les a entraînés vers l'affranchissement est arrêté; la tyrannie triomphe à nouveau; la liberté est profanée; toutes les aspirations qui avaient soulevé l'humanité sont étouffées; seules quelques agitations prouvent que le foyer allumé n'est pas véritablement éteint et que la flamme n'attend pour brûler de nouveau qu'un souffle favorable : la Romagne tente de s'affranchir du joug autrichien; la Grèce se soulève; des sociétés secrètes se forment; mais ces mouvements ne font qu'alourdir le joug des rois. Cette victoire du despotisme remplit le poète de pitié pour la foule esclave, et de fureur contre les tyrans de toute nature : rois, grands, riches et nobles, prêtres et soldats qui contribuent à l'asservissement général. Waterloo lui apparaît comme la date fatale où la liberté fit faillite. Aussi prend-il

i. Cli. I. st. 189, et X. st. 11. 15.

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