El imjor alcade el rey
"). El triunfo de la humildad y soberbia abalida.
LES ORIGINES DE LA LÉGENDE. 3f
comme clans No hay cosa como callar1; qu'il s'appelle Cristobal de Lugo2, qu'il vole, tue, rosse le guet; qu'il s'appelle enfin Enrico3 et commette les pires attentats, il demeure la variante du même type, cent fois repris, parce qu'il appartient plus qu'aucun autre à son temps et à sa race.
Mais, parmi ces innombrables figures de libertins et de révoltés, il en est deux plus vigoureuses et plus représentait ide l'espèce à laquelle appartient Don Juan. Elles ont même entrains traits que ce dernier reproduit, bien qu'ils soient chez lui plus adoucis. L'une est celle du héros de la Fianza salisfecha de Lope, Léonido. L'autre, celle de Leucino dans YInfamador de Cueva. Le premier, avec plus de furie dans l'insubordination de la volonté et l'emportement des sens, affecte, comme Don Juan, de mépriser tous les devoirs que l'honneur, la religion, la morale, les liens de la famille imposent à l'homme. Il cherche à violer sa sœur, attente à la vie de son beau-père, outrage et frappe son père, renie même son Dieu, sans qu'aucun sentiment de honte, de respect ou de crainte émeuve son cœur. Il met sa fierté à commettre des attentats que la perversité humaine n'a pas encore accomplis. Don Juan pousse moins loin la fureur et la forfanterie du vice; il est plus humain, moins effrayant; mais il professe le même dédain des droits d'autrui, de la vie de l'homme, de l'honneur des femmes, de la puissance paternelle, des préceptes de l'église et des lois de la conscience. Il a le même orgueil et la même bravoure, que les résistances et les dangers, fussent-ils surnaturels, ne font qu'exaspérer.
De même, Leucino est comme Don Juan, et avant lui, un « galan » sans scrupule, qui passe de conquête en conquête, trompe les femmes, leur prodigue serments et promesses de mariage, use de douceur, de corruption, de violence, va jusqu'au crime même pour satisfaire son caprice, sans être arrêté
1. Cette pièce de Calderon est d'ailleurs postérieure au Burlador, dont elle pourrait bien avoir subi l'influence. — Cf. V. Schmidt, Die Schauspiele <:>ildrrons (Elberfeld, 1837, p. 219 : Sur le caractère donjuanesque de quelques drames de Calderon).