When we know what ail aro, \vo inust bewail us
But ne' ertheloss I hope it is no crime To laugh at aWthings — for 1 wish t" know What, after ail, aro ail things — b.ut a show?
(Ch. VU. --t. "j. — Cf. aussi les premières stances 'lu chant X.N .)
:}. A mind diseased no remedy can physic...
i iii Julia ! what is everj other woe? For dod's sake let un- hâve a glass ut' liqùor.
(Ch. 11. m. L9 et
ainsi, le poète s'amusant à entrecouper les élans amoureux de son héros de crampes d'estomac. Mais, que Ton y regarde de près, la plaisanterie est triste. Quel être pitoyable que celui dont une nausée suffit à interrompre les pathétiques épanchements! A-t-on jamais humilié et bafoué d'une façon plus aiguë l'orgueil humain? A-t-on plus malicieusement étalé la vanité grotesque et la misérable faiblesse de l'homme? Ne songe-t-on pas à ce grave magistrat décrit par Pascal, « qui se gouverne par une raison pure et sublime » et qui, au sermon « où il a apporté un zèle tout dévot », perd soudain sa gravité, parce que le prédicateur est enroué ou mal rasé?
Byron aime cette façon de railler ses semblables et de les ravaler; il recherche ces oppositions à la fois plaisantes et tristes de graves sentiments moraux et de vulgaires troubles physiques; ces associations imprévues de phénomènes disparates dont le contraste, en même temps qu'il fait sourire, évoque de sceptiques réflexions sur la valeur du « roi de la création ». Le rire de Byron n'est jamais si amer que dans ces facéties : il peint au milieu de la tempête le trouble des naufragés : les uns s'enivrent, les autres prient : « rien sans doute n'étant propre à calmer les esprits comme le rhum et la vraie piété1». Tout le mordant de l'ironie naît ici encore du rapprochement de deux phénomènes contraires: l'un moral, noble; l'autre, bassement physique et grossier; tous deux provoqués par les mêmes circonstances, et aboutissant au même résultat. De même, une chaloupe venant à disparaître avec les neuf hommes qu'elle porte et ses provisions, les survivants adressent des regrets à leurs compagnons, et ils en donnent aussi aux tonneaux de biscuit et de beurre2. Aux gémissements des mourants, aux plaintes des malheureux torturés par la faim, à ce tableau pathétique qui devait inspirer le sombre pinceau de Delacroix, se mêlent des facéties sur la répugnance de Don Juan à manger un morceau de son