Ch. XY1, st
.'i. Ile meditated, tond
Of those sweel bitter thoughts whicb banish sleep, And make the worldling sneer, tlie youngling weep.
Ch. XVI, st. 110.)
LES PRÉCURSEURS DU ROMANTISME. fc93
même temps ce charme presque fatal '1rs héros romantiques, qu naît à la fois de 1 etrangeté de ses aventures, de ses amours orientales dans le sérail et avec une impératrice, de ses exploits au siège d'Ismaïl, du demi-mystère qui entoure sa vie, de sa beauté et de son intelligence. Il excelle dans tous les exercices du corps : il monte à cheval, il chasse, il nage, il danse mieux que personne, il a un art unique de s'habiller; sa tournure, son air sont tels que Psyché elle-même le prendrait pour Cupidon '.
Ces rares qualités, qu'assaisonne pour le goût des femmes un léger piment de libertinage, lui font une resplendissante auréole. Aussi n'a-t-il pas à faire les premiers pas en amour. Ce sonl les femmes qui vont à lui. Il inspire naturellement les passions: il attire les cœurs sans effort, sans même le vouloir. C'est Julia qui par ses soupirs et ses regards lui fait deviner ce qu'elle attend de lui. Haydée l'aime avant même qu'il se soit fait comprendre d'elle. Dès qu'il paraît à la cour de Russie, « les dam es se parlent à l'oreille, l'impératrice sourit2 ». — « Les belles jeunes filles rougissent à sa vue, les dames mariées se teintent aussi de couleurs moins fugitives 3. »
Romantique par son lyrisme, par son don fatal d'inspirer l'amour, il l'est aussi parce qu'au lieu de représenter comme jadis un milieu social et un état de mœurs, au lieu d'être l'expression symbolique d'une réalité extérieure et objective, il n'exprime plus que la personnalité de son auteur. Les écrivains du xviie et du xvme siècle n'ont rien mis d'eux-mêmes dans son portrait. Qu'ils l'aient copié sur des modèles vivants ou sur des modèles antérieurs, ils ont fait passer en lui des sentiments et des idées empruntés à leur pays et à leur temps. Byron procède inversement : loin de faire de son héros un type général, il en fait la copie très individuelle, plus ou moins ressemblante
i. Ch. IX, st. i.i.
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The empress smiled...
I [X, si 16.