‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 54 sur 223 · I . i lo Dios juntô tanta agua · texte numérisé non relu

I . i lo Dios juntô tanta agua

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Pues no hay por alloi quien lave ' [II, 21.

jetant la liste des victimes de son maître; l'enlèvement de la jeune mariée, l'invitation à souper adressée à la statue par le valet et, pendant le souper, l'ordre donné par Don Juan au laquais de chanter.

Mais les ressemblances sont plus nombreuses et plus importantes encore avec le texte de Cicognini. Nous les avons indiquées dans notre analyse, nous n'y reviendrons pas; ajoutons seulement quelques traits communs aux deux pièces seules : le mot du valet pendant que son maître fait la cour à la pêcheuse Rosalba*;et les paroles par lesquelles Don Juan accueille la statue quand elle se rend à son invitation.

Cette triple comparaison s'ajoutant à l'observation de Gostantini sur les débuts de Fiorelli dans un Convitato di pietra, permet d'établir qu'il a existé un premier scénario directement imité du Burlador '-. Ce scénario a conservé dans la suite les parties fondamentales de la pièce espagnole; mais il s'est modifié par des emprunts successifs, faits d'abord à la pièce de Cicognini à laquelle il doit plusieurs de ses éléments comiques, et ensuite à celle de Giliberto qui ne lui a fourni que des traits moins importants.

Cette conclusion, si nécessaire qu'elle soit, est cependant incomplète. Que le scénario se soit inspiré des deux auteurs italiens, la comparaison des éléments qui leur sont communs le prouve. On y saisit le procédé de ceux qui l'ont composé : ils empruntent les lignes générales d'une scène qu'ils modifient par des lazzi variés. Là où les détails sont identiques jusque dans l'expression, il est presque certain que c'est le texte de la Commedia sostenuta qui les a fournis. Généralement, en effet, le détail esl tel qu'il ne peut provenir du scénario. Par exemple dans Giliberto, Don Juan a l'idée de faire boire son valet à la santé de la fille de dom Pierre. On comprend que le trait a été

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