‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 59 sur 223 · Cl'. Soulié, Recherches sur Molière, p · texte numérisé non relu

Cl'. Soulié, Recherches sur Molière, p

7. l'n an après Km, Juan, la troupe espagnole <\<- Prado figura, avec celle de Molière dans le ballet des Muscs.

pour fini. — Don Juan : Tu perds la raison ' . » — A la fin de l'acte IV Don Juan ordonne à Sganarelle de prendre un flambeau pour éclairer la statue. Celle-ci refuse en ces termes : « On n'a pas besoin de lumière quand on est conduit par le ciel ». Dans la scène xiv de la troisième journée du Burlador, Don Juan, accompagnant don Gonzalo, lui dit : « Attends, je vais t'éclairer . Et le commandeur répond : <■ Ne m'éclaire pas, car je suis en état de grâce - ». Dans la scène m de L'acte V, Don Juan, entraîné par la statue, s'écrie : « Un l'eu invisible me brûle! » « Je brûle!... Je suis embrasé, » dit-il dans la scène correspondante du Burlador •■ (troisième journée, scène xxi;. Enfin, rapprochement plus curieux, dans la scène xn de la deuxième journée, les musiciens du marquis de la Mota jouent une sérénade commençant par ces deux vers :

El que un bien gozar espéra, Guanto espéra désespéra.

« Celui qui espère jouir d'un bien, quand il espère, désespère. • Vers qui rappellent la fin du sonnet d'Oronte dans le Misanthrope :

Belle Philis, on désespère Alors qu'un espère toujours.

Ces analogies ont permis de croire que Molière connaissait le drame espagnol. En réalité, elles sont sans valeur : la raison fondée sur l'imitation certaine que Molière a faite de deux pièces espagnoles, ne prouve rien en ce qui concerne Don Juan '*. D'une façon générale, il ne semble pas douteux que Molière s'est adressé moins aux Espagnols qu'aux Italiens, dont les pièces

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