‹ La Légende de Don Juan (volume 2)Chapitre 61 sur 223 · Cf. plus haut, p. 222 el la noie · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p. 222 el la noie

3. h. .1. Diu.ini. vuoi lume? — Stat. No ho più bisognodi lume terreno (III, 5).

scénario. Enfin, dans le dernier acte, le cri intéressé du valet, supprimé ensuite par Molière, est un emprunt commun aux deux pièces italiennes '.

Certains détails, peu nombreux, ne se trouvent que chez Molière et dans le canevas de Biancolelli. Étant donné que le texte de celui-ci est postérieur au Festin de Pierre et qu'il était, comme nous l'avons constaté, l'objet de fréquentes modifications, il est impossible d'affirmer quel est l'auteur de ces quelques traits : dans l'acte I, scène n, Sganarelle ayant fait mine de protester contre les projets dont vient de l'entretenir son maître, celui-ci le menace, et le valet tremblant s'écrie : « C'est fort bien fait à vous, et vous le prenez comme il faut ». On trouve dans le scénario une situation identique, avec cette différence qu'ici Don Juan passe de la menace aux actes et donne un soufflet à Arlequin qui se console en disant : « Allons donc puisqu'il le faut ». Je n'hésite pas à croire que la scène était antérieurement dans le scénario pour la raison qu'elle est déjà dans le Burlador (troisième journée, scène x), où Don Juan frappe aussi Catalinon. Dans la scène troisième du même acte Don Juan, au lieu de répondre lui-même aux questions pressantes d'Elvire qui vient, comme la pêcheuse Kosalba, lui demander compte de sa perfidie, ordonne à Sganarelle de parler à sa place : de même dans l'Arlequinade, c'est le valet qui, sur l'ordre de Don Juan, énumère à Rosalba les raisons pour lesquelles son maître ne peut l'épouser. Il n'est guère douteux que l'auteur italien n'ait trouvé là un nouveau moyen de mettre Arlequin en avant, de donner carrière à ses facéties, et de préparer le jeu de scène plaisant dans lequel, pour consoler la victime, il lui déroule le long parchemin qui contient la liste des femmes trompées par son maître. Il semble bien qu'ici encore, Molière ait tiré parti, en la transformant, d'une idée fournie par le scénario. Il 3 a vu une occasion de peindre la perversité de Don Juan humiliant Elvire el jouissant de sa souffrance. La trop

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