Campardon, les Spectacles delaFoire, I. I, p. 2i
dans lequel un acteur fort goûté du public, Pompée ', jouait le rôle «le Don Juan. 11 s'y faisait surtout admirer par le nombre i'l la richesse des costumes qu'il y étalait2. Celle pièce est vraisemblablement la même <pie celle de ITSi.
Les différentes troupes foraines se passaient d'ailleurs le sujet. En 1721. lac leur Lalauze, qui avait ouvert un spectacle à la foire Saint-Germain avec Restier le père, avant échoué avec une série d'opéras-comiques, reprit d'anciennes pièces, parmi lesquelles le Festin de Pierre*. Parmi les innombrables versions • pu en lurent données pendant tout le cours du xvur siècle, il convient de citer la pantomime que, le lundi 1!» septembre L746, joua, à la foire Saint-Laurent, la troupe des • danseurs et sauteurs de corde », dirigée par Jean Restier et Jean-François Colin. Elle était accompagnée de spectacles et l'on y lira un grand feu d'artifice4. Quelques années plus tard, la troupe des a Grands danseurs du Roy », que le fameux Nicolet avait installée en 1759 sur le boulevard du Temple, donna plusieurs représentations du Festin de Pierre inspirées, s'il faut en croire l'auteur de YAlmanach forain, de la pièce de Le Tellier et de celle de Rosimond5. Ce n'étaient d'ailleurs que des parades dans lesquelles les danses et les chants se mêlaient aux pitreries et aux tours de force les plus inattendus. C'est ainsi qu'au cours d'une de ces représentations, tandis qu'Arlequin était occupé à manger un poulet, un Monsieur du balcon lui en soutira une cuisse