De son vrai nom Jean-Etienne-Bernard Lecat
2. Quand un donnait /<• Grand Festin de Pierre mi /' Wiée foudroyé, joué par Pom] \r directeur Salle, ancien Arlequin des grands danseurs du Roy, faisait l'annonce lui-même, et criait : « Prrrenez vos billets! -Monsieur Pompée jouera ce soir avec toute sa garde-robe.... Faites voir l'habit du ["acte! • Etl'on montrait l'habit du I" acte. » Entrez, entrez.... Monsieur Pompée changera douze fois de costume. Il enlèvera la fille du Commandeur avec une veste à brandebourgs, et -ira foudroyé avec un habit a paillettes. » (Brazier, Chronique des petits théâtres de Paris. Edition de Georges d'Heylli, isx:t. t. 1. \». 93.
:;. Cf. Parfaict, Mémoires pour servir à l'histoire îles spectacles 'le la foire, t. !, p. 224.
I. Cf. l'arl'aict, Dictionnaire des Théâtres, article cité, et Heulhard, la Foire Saint-Laurent, p. 225.
;;. Cf. ],. recueil des Spectacles des foires et des boulevards de l'en*, un Calendrier historique et chronologique des théâtres forains. Voir notamment le- années [773, ITT'*, 1776, ITTT. ITTN. 1786.
avec le boni de sa canne Les voisins, écœurés par une telle gourmandise, s'écartèrent de lui. Mais, il n'en continua pas moins son jeu jusqu'au moment où Arlequin s'en aperçul et lui dil : « Pourquoi donc, monsieur, voulez-vous manger mon souper? — Faquin, reprit l'inconnu, n'en ai-je pas payé ma part en prenant mon billet à la porte? » Et ce disant, il s'élança sur le théâtre en faisant deux ou trois sauts périlleux. Criait un compère, un équilibriste fameux, nommé Joseph Brunn '.
En même temps que la troupe de Nicolet, l'Ambigu-Comique, fondé en 1770 par Audinot, donnait, le 15 septembre 1777-, une représentation assez curieuse du Festin de Pierre. Elle était intitulée : Le Vire puni, ou le nouveau Festin de Pierre, en trois actes, par M. Arnould. Ce M. Arnould 3 travaillait pour les théâtres forains, et notamment pour l'Ambigu-Comique, dont il fut quelque temps directeur avec Audinot. Il avait fait entre autres pièces un Testament de Polichinelle, un Robinson Crusoé, un Riquet à là Houppe, et une parodie de Ylphigénie de Gluck. Son Don Juan reprenait le vieux thème tant de fois traité, mais avec adjonction de scènes nouvelles. Arlequin y paraît au premier acte avec un baril sur le dos, àla recherche d'une auberge. 11 vient de quitter Don Juan qui a tué le Commandeur, après avoir séduit sa nièce. Arlequin interroge un paysan qui pêne le baril et boit à même, puis lui apprend que tous les paysans des environs sont invités au mariage d'une jeune fermière avec un villageois nouvellement arrivé et que personne ne connaît. La noce paraît sur ces entrefaites et Arlequin reconnaît son maître dans le marié. Mais, des archers surviennent en même temps à la poursuite de Don Juan. Pour les dépister, celui-ci leur dit qu'Arlequin doit être l'homme qu'ils recherchent. Arlequin se sauve et, à l'acte suivant, reparaît avec son maître. Ici, se place une scène imitée de Molière, mais bizarrement transformée : un malheureux en haillons vient demander l'aumône à