Sans <loulc, Saint-Lambert et M"" d'iloudelot
2. Dans aucun livre poslliunii', Ilouxscau ne se (léclnri- ni fini, ni or^'ucillcux, ni hypocrite, ni menteur.
■■i. Morts respectivement en 1783, 17S4, 1783, I7U7, 178(1, ISOIl, 1807.
32 LE complot; ses deux organes.
tion psychologique, les critiques historiens, dès le début, protestèrent, déniant à la narration de Mme d'Épinay (arrangée pour la publication par Brunet) la valeur d'un témoignage sérieux dans la querelle entre les Encj'clopédistes et Rousseau.
C'est ainsi que Mussct-Pathay ', l'année même de la publication des Mémoires, insiste sur le fait que cet ouvrage ne peut être reçu de la main de ses éditeurs comme une autobiographie véridique de celle à qui on l'attribue. L'objection se tondait sur ce que de nombreux événements de la vie même de Mme d'Kpinay et de celle de ses parents et amis y étaient mal relatés; et que toute l'histoire de ses relations avec Rousseau était entremêlée d'inexactitudes patentes.
Voici t'crivit Musset Patliay les motifs pour lesquels on peut croire que Mme d'Épinay n'est point l'auteur des Mémoires qui portent son nom.... ; 3° Elle décrit avec inexactitude des localités qu'elle connaissait parfaitement; 4° Si elle pensait réellement que l'aveu de ses galanteries ne nuisait en rien à l'honneur de ses enfants, ce qui pouvait être, il lui était impossible de croire qu'il en était ainsi en jetant du louche
sur la probité de leur père On a dit, et l'éditeur répète
que Jean-Jacques avait assez longtemps parlé seul dans sa propre cause. (Jui donc empêchait (Irimra et Mme d'Épinay de parler dans la leur? Tous deux ont survécu à Rousseau, tous deux sont morts sans répondre un mot.
En outre, MussetPathay faisait ressortir que les lecteurs des voltmies imprimés n'étaient pas à même de se faire une idée juste de l'ouvrage original, manuscrit, que les éditeurs reconnaissent eux mêmes avoir arrangé pour la publication -.
1. Anec'tocti'S in<!ilitfs pour filtre suilc aux Hli'moirrs de M"" U'Kiiinaf. Paris, I81«.