Jeunesse rie Maibinie inipinay. X.WII
54 LE cOiMhlot; ses deux organes.
toutes que c'est elle qui, de sa propre main, a falsifié son récit original.
Mais, bien qu'il soit déconcertant de trouver Mme d'Epinay coupable à ce point de trahison envers s. m ancien ami, des recherches ultérieures établissent, par des preuves tout aussi irréfragables, qu'elle n'est pas l'auteur des diffamations contenues dans son ouvrage, mais simplement l'instrument passif des inventeurs de ces diffamations. Ceux-ci, après avoir apporté leur jjrovision d'ivraie dans son champ, ont dirigé sa main pour l'y semer. Quoi(iu'elles soient écrites de sa main, Mme d'Épinay ne rédigea pas elle-même ces Notes, mais les écrivit sur les indications de ceux qui lui faisaient modifier son récil. C'est ce que prouvent les termes des Notes. L'auteur do ce récit est pris à partie par ses correcteurs, parfois avec bien peu de ménagement. Ainsi, au sujet de certaine protestation de l'héroïne contre la supposition qu'elle avait accordé ses faveurs à « Desbarres » [Duclos]. On ne dit pas, lui reproche le correcteur : // nr nia pas touchée du limil xlcs doi'jls, (luand ficrsonuf ne vous a j<imnh louchrc du bout des doigts.
Quels étaient donc les véritables auteurs de ces Notes'.' On peut le deviner facilement, d'après le but qu'elles révèlent. Ce but n'est pas de glorilier Mme d'Epinay sous les traits de Mme de Montbrillant, ni de la disculper des accusations de trahison formulées contre elle par Rousseau dans les Confessions. Ce but est de glorilier (irimm et Diderot sous les noms de Voix et Carnier, de renouveler conli'c lîoussoaules mêmes dilTamalions répandues i)ar la Curresjjitndance /.itlcniire et rapiiorlées secrèlement dans les Tulililtes de Diderot, el (|ui, plus tard, furenlconliécs à des i)ersonnages dont ou avait l'assurance qu'ils les propageraieul au dehors, cmnmi' Marmonlel et I.,a Harpe.
l'ji Iranchaiil aiusi la (jueslidn, nous ne nous a|i|)uyons
FAC-SIMILE