‹ La légende de Jean-Jacques Rousseau rectifiéeChapitre 20 sur 64 · DISE NOTE ACTOGRAPHE DE DIDEROT · texte numérisé non relu

DISE NOTE ACTOGRAPHE DE DIDEROT

Note 1. — La page du Manuscrit de l'Arsenal reproduite ci- ■ "litre porte le chiffre 10. — On retrouve dans les cahiers 140 iininiiscrit des Archives) et 141 (manuscrit de rArsenal) l'incid' nt interpolé dans l'histoire originale : écriture n" 2. — Cf. Mt:iiiriires. Vol. 3, p. 60-61-62. Voir aussi dans ce volume p. 153 à laS.

Notes 2 et 3. — Dans les deux autres notes, on trouvera les fllorts faits par l'auteur pour transformer les lettres d'amour .1 ■ Voix par la règle : c< d'ôter tout ce qui tient au sens et de rem- ]dir les Ittires di'. chosfs morales » (voir les cahiers 142 (vieux) et 137 (neuf) de l'Arsenal).

On reconnaîtra note 3 les origines de la légende du Grimm qui • sauva » iMme d'Epinay. Cette note a rapport à la légende de « l'homme sans aveu, Verret •, inventée par Diderot, et conservée dans le l^O" cahier du n" 5 de l'Arsenal, supprimée par Mme d'Epinay (voir p. 133). Il est évident que l'on voulait calomnier par les insinuations d'un secret honteux <■ qu'une femme ne saurait dire », Duclos, homme haï par Grimm presqu'autant que lîousseau : Desbarres s'associe avec Garnier dans la légende pour faire une pension à Verret; on insinue que " la raison de ta bienveillance de Desbarres » est quelque secret possédé par Verret.

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|his seulement sur des arguments, mais sur des preuves c\ illentes, positives. Dans les Notes écrites par Mmed'Épinav l'on trouve consignées des additions et des altéiMtiims aux instruetions originales, et ces altérations sont ilr l'i'criture de Diderot!

l-]ii particulier, au sujet d'une histoire calomnieuse destinée à montrer l'odieux égoïsme de René, et fréquemment iil((> par les critiques (histoire, soit dit en passant, qui se n trouve textuellement dans les Tablette!; de Diderot '), ce ilernier prend lui-même la plume pour y ajouter une H suite », qui entre en effet dans le 141'' cahier (Arsenal) et (luis les Mémoim imprimés.

I.i' caractère décisif du témoignage de cette note est si iiii|)ortant à établir que, pour ne laisser aucune possibilili lie doute dans l'espritdes admirateurs de Diderot, nous donnons ici le fac-similé de l'écriture bien connue de Diderot '.

Une autre page importante du manuscrit de l'Arsenal

1. Tablettes de Diderot, voir Correspondance Littéraire (édilion Tourneux), vol. XVI, p. 222. « Un soir, causant avec lui, il eut envie de veiller; je lui demandai un mot sur une phrase, et aussitôt il nie dit: Allons nous coucher. •

Mss. Arsenal, cahier 141. Garnier [Diderot] cause avec lui d'un plan qu'il a dans la tète, et prie Uené de l'aider à arranger un incident qui n'est pas encore trouvé ii sa fantaisie. •■ Cela est trop difficile, répond froidement liené;... je ne suis pointaccoulumé à veiller [r/uf/- </ues lignes plus liant on lit : •■ Heiié l'a tenu impitoyablement à l'ouvrage depuis le samedi dix heures du matin jusqu'au lundi onze heures du soir »];.... il est temps do dormir. Il se lève, va se coucher et laisse Garnier pélrillé de son procédé. »

2. " La femme de Garnier, qui est une honne femme, mais qui a [une pénétration peu commune (Imm' et rcmplnd par : ] un tact des caractères, voyant son mari désolé le lendemain, lui en demande la raison et, l'ayant apprise, lui dit : - Vous ne connaissez pas cet homme-là; il est dévoré d'envie; et il fera un jour ipielque grand forfait plutôt que de se laisser ignorer. Tenez, je ne jurerais pas (ju'il ne prit le parti des Jésuites. » La femme de fJarnier a senti juste; mais ce n'est pas cela que René fera. [Il prendra parti, 6«rr(f] C'est contre les pliilosoplies qu'il prendra parli et Unira par écrire cnntn^ ses amis. Tourne/, cela a 1.1 r.iç le Wolf. . (Ms Arsenal, Ul" cahier, p. 103 '

est celle où se rencontre la Note recommandant de * reprendre l'histoire entière de René dès le commencement. Nous donnons ci-dessous le fac-similé et la transcription de ce passage, nous réservant de montrer plus tard que la recommandation a été fidèlement suivie.

Reprendre René dès le commancement, il faut 1"' le mettre dans le cas, promenade ou conversation, de delTendre quelques thèses bizarres &, il faut qu'on s'appercoive qu'il a de la délicatesse,... beaucoup de goût p^^our] les femmes,... galament brusque, certain tems sans le voir M" de Montbril[lant] en demande raison, il répond en faisant le portrait de tout, beaucoup d'honnêteté et point de mœurs, demande ce qu'il pense (ri'll(\ il répond ce qu'on en dit et ce qu'il en pense....

Tandis que nous examinions les cahiers si soigneusement corrigés sous la direction de Diderot et ("irimm ', maniés avec tant d'amour par Mme d'Epinay ellemême, comme l'attestent les rubans fanés qui retiennent les feuillets jaunis, unequestion nous intriguait vivement. t^e manuscrit ne pouvait être celui que Brunet (ou Barbier) trouva en possession des héritiers de Lecourt de Villièrc. Comment expliquer cette existence de deux manuscrits et ((uelle filiation y avait-il de l'un à l'autre?

.M.M. Perey et Maugras, tout en sevantantde connailre les documents autographes, n'avaient pas la moiiulre information à donner sur aucun de ces manuscrits, u Gomment ce manu.scrit, déclarent-ils en parlant du manuscrit de BruncI, élait-il en possession de M. Lecourt de Villière'.' il nous a été impossible de le découvrir - ». Nous nous occu- [lerohs plus loin de ce manuscrit. Quant au manuscrit qu'ils avaient utilisé eux-mêmes, nous avons vu que la seule chose (|ui fùt(( certaine » pour ces auteurs était « que

1 . . (irimm ri niison, Ir iièrc piiis coupable au moins (jourmandé • écrit Didciiil dans iiiu' iiulc. L'éiiiturode Grimiii se trouve aux cnhicrs 154 il 133 du .M. S. de r.Vrsciiul.

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