Lu jeunesse de MiuUune (C/v/jimiv, X.XIX
FAC-SIMILE
irVNE NOTE ItELATIVE A LA « LÉGENDE DE RE\Ê
La page reproduite ci-contre appartient à un cahier île -H pages qui porte les chitîres 120-129. Les phrases même de Litle note se trouvent reproduites dans le 1IJ9'-' caliier du Manuscrit, et dans les Mémoires vol. 111, p. 30.
l'ouvrage entier (maintenant réparti entre les Arcliives ot l'Arsenal) fut pris chez Grimm, « lorsqu'on pilla sa niiiison en 1793 ' ».
Or le » pillage » de la maison de Grimm, pour employer l'rxprossion que M.M. Perey et Maugras ont empruntée à Cl lui-ei, s'était opéré en I7Î)3 dans des conditions stricteinriit conformes au décret du gouvernement révolutionnai i(>, ordonnant la confiscation et l'afTectation à l'utilité |Mil)lique (les biens et objets laissés en France par les ('iiiii^-rés. M. Manrice Tourneux, dans ses précieuses annotai ions à la Correspondance Litlérairc -, a retracé l'histoire ilr la bibliothèque et des papiers de Grimm. Ils turent d'abord transférés de la rue du Mont-Blanc, domicile lie Grimm, à la rue Marc. Là des commissaires, siHiialement désignés à cet efîet, dressèrent des livres de I'. iriigré et autres ouvrages de littérature ou d'art lui i|i|iartenant, un inventaire remis au Comité d'Instruction |inlilique. Dans ce premier inventaire, le manuscrit de Mme d'Épinay était compris sous l'article 149, ainsi l'iMincé : « Plus .'54 paquets de paperasses, gazettes et journaux ne méritant aucune description».
(ielle rubrique de l'inventaire attira l'attention d'un membre du (Comité «l'Instruction publique qui, peu de temps après la confiscation, avait été chargé d'examiner les papiers dans l'intérAt de la fille de Diderot, Mme de Vaudeuil. Le rapport de ce personnage, ancien dominicain du nom de « Poirier », contient le passage suivant ':
... L'arliclo 140 m'a paru mériter attention, il est ainsi énoncé : Plus 34 paquets tic paperasses, gazettes et journaux ne méritant aucuno tlescription... Je me suis donc transporté au ilé|iôt (le la rue .Marc... (les :)4 |)a(]uels de paperasses sont dans des carions, j'en ay ouvert plusiiMirs, c|uclc|u('suns ren-