‹ La légende de Jean-Jacques Rousseau rectifiéeChapitre 34 sur 64 · iJonner le nom de » Chevalier à Voix · texte numérisé non relu

iJonner le nom de » Chevalier à Voix

Faire une lettre où elle peigne l'effet que son malheur a fait sur tous, sur René. Lorsqu'on lui reproche qu'il a détruit l'effet du livre, je n'aime pas qu'on me donne les œuvres d'autrui, elles sont ou trop bonnes ou pas assez pour moi.

Desbarres veut dénii^rer le service de Voix, cela n'a servi qu'à faire un éclat (Uuliable.

Ces notes nous renvoient au.\ 12n° et 126' cahiers, remplacés par les 114'' et il.")' cahiers du manuscrit des Archives. Mais des fragments des anciens caliiers, portant toujours le numéro de In référence (i2j et 12(1), sont attachés aux nouveaux.

L'histoire du duel se trouve dans le ll.'i' cahier, entièrement récrite. Elle débute i)ar une lettre, adressée à l'héroïne jiar de Formeuse qui est supposé vivre dans la retraite, à la suite de la mort récente de sa femme, (le paragraphe a été supprimé pnriininel; il savail en effet i]ue A[me de .lulli élail iiKuir en I7.)2, tandis (pu' .Mme ili! Francueil ne nnuinil (|u'rii IT.'i'i.

Voici le iiassai;'' l'ii (|ui'sliiin. liri' du ll.'j' cahier du manuscrit des .\rclii\rs.

Mmi' lie Miiiillirilliiiil rcril ii son liilriir :

^'uns pense/, bien cpu' Desliarres ne me laisse i;;non'r auiiiii lies ]iiii|His qui se lienneiil. " Si le mari de Mme (le .MuiUlirillaiil était par hasard dans le cas de nuuKpier, éliiiil contraint de \<:tyv la Mimiiie réclamée par M. de Ménil, cl (|ii'elle cl) ail sniisliail le litre pour iiuehjue terniis seule-

lent, y a-t-il bien du mal à cela? dit l'un. — J'en suis fâché our Mme de Montlirillant ; peut-être n'esl-elle pas coupable; aais en attendant c'est une femme qu'on ne peut plus voir, dit autre'. » — Concevez-vous qu'on se permette de telles suppoitinns et de pareilles réilexions?... René est tombé dans une utre extrémité. Toutes les fois qu'il avait été question en sa résence de cette affaii'e-là il avait toujours gardé le plusproond silence, et jamais il ne m'en avait dit un mot. Comme je )Ouvais croire que j'étais suspecte à ses yeux, je l'ai forcé à ixpliquer.

« Que voulez-vous que je vous dise? m'a-t-il répondu. Je /ais, je viens, et tout ce que j'entends m'indigne et me Ite. Je vois les uns si évidemment méchants et si adroits dans leurs injustices, les autres si gauches et si plats dans eur bonne intention, que je suis tenté (et ce n'est pas la première fois) de rcfjurder Paris comme une caverne de fripons -, dont chaque voyageur est tour à tour la victime. Ce qui me donne de la société la plus mauvaise idée c'est de voir combien on y est pressé de pardonner à soi-même, à cause de la multitude de ses semblables. S'il était question d'accréditer une 10 action on ne la croirait, morbb'u! qu'à son corps défendant.

.\l)rôs le misaniiirope René, nous avon.s l'homme vertueux et croyant à la vertu chez les autres, l'inimitable Voix.

■ Mme (le MontlMiliant écrit celle fois à son amant en titre, M. de Formeuse, qui, en retraite, en conséquence de la mort de sa femme, n'a pu se montrer publiquement l(^ défenseur de sa maîtresse :

l5on Dieu! qu'ai je appiis, mon iinii ? Il ne raanquaitque cette circonstance à niuii malheur. .M. Voix s'est battu, il a été blessé, et j'en suis la causfM (;'est iJesbarres qui est arrivé avant-hier au soir tout exprès pour m'apprendre cet événement le no puis Vous dire la révolution i\w me lit ci^tte

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