INTRODUCTION. V
survivent et importent à la critique, puisque cette [ili\ sionomie de crétin moral autorise à l'égard des diivres une méthode fausse de critique, quand elle ne va pas jusqu'à les faire complètement négliger,
Mais, me dira-t-on encore, en présence de l'arrêt tli livorable rendu sur Rousseau par les meilleurs liiii-:raphes français et anglais, Saint-Marc Girardin il LnrdMorley.etdevant l'opinion autorisée d'hommes il"' lettres aussi distingués que Sainte-Beuve, Edmond Si liérer, M. JMaurice Tourneux, et leurs continuateurs récents dans le domaine de la critique, n'y a-t-il point quelque présomption de ma part à vouloir rouvrir un procès que ces juges éminents ont déclaré tranché. Je tiens ici à préciser nettement ma position :
Je ne demande point que mes raisonnements etmes impressions personnels soient mis en balance avec les impressions et les raisonnements des critiques accomplis qui, à tort ou à raison, ont fait subir à la personnalité de Rousseau de si rudes atteintes. Ce que j'affirme, c'est que cette question résolue, jusqu'ici par des raisonnements, ne peut l'être définitivement que par des faits. — Ce que je prétends, c'est que, grâce à la découverte et à l'étude comparative de documents négligés jusqu'il ce jour, je suis en mesure de fournir, en vue de cotte solution définitive, la preuve irréfutable que les maîtres do la criti([ue moderne, en France et en Angleterre, n'ont pu s'autoriser dans leurs jugements sur la vio privée et le caractère de Rousseau que d'une audacieuse fraude littéraire.
Nous établirons successivement iju'entre l'opinion