‹ La légende de Jean-Jacques Rousseau rectifiéeChapitre 41 sur 64 · ROUSSEAU ET GRIMM · texte numérisé non relu

ROUSSEAU ET GRIMM

is l'orlement encore quand, à l'examen, il se Irouva que Voix avait raison. Il resta pensif et triste le reste de la lirée; et il est retourné ce matin par une pluie effroyable.

Il est évident que le travestissement du copiste de musiue en peintre d'éventail ne change rien à l'intention de auteur, qui est de prouver que le soupçonneux ermite se )rmalise d'une plaisanterie sans conséquence. Mais il n'est as moins évident que l'histoire nous estdonnée sous une )rme qui ne nous oblige pas de croire à son exactitude istorique.

Ce n'est pas à Voix seul que René se révéla avec une ritabilité exaspérée par son séjour dans les bois. Affranli des reproches et des railleries salutaires des philoophes de Paris, les mauvais sentiments le dominent u point qu'il paie l'hospitalité de sa bienfaitrice en emant « par ses sophismes, la désolation dans son me ».

Nous abordons maintenant les » changements dans la able » conformément à la note reproduite en fac-similé à la âge HV) de ce volume. On se rappelle qu'aiirès le conseil :éiiéral : Itrprc.ndre Ikiui des le commencement, viennent es indications particulières : // faut le me tire dans leurs nrnades ou couvcrsnlions à défendre quelques thèses rres. — Nous retrouvons cette même phrase dans le 'M" cahier du ms. des Archives, où René, laissant la ésolatioii dans l'àme de Mme de Montbrillant, répond

la description (|ue iJiderol nous en donne d' (( homme é |)0ur le sa|)hisme, qui ne cherche pas à éclairer, mais à tonner ses audilcin's ".

i-e l.'tT' cahier .1 ('h' icnianic. Mt le cahier original (|ui iiibsistedécèle les modilicalions api^nlécs au texte primilif. Dans le vieux caiiier (u" \'i2) le passage cpii, dans les Mviiioires, fait parlie d'inie ii^llre qiu? (iriinm aurait envoyée à Mme d'Kpitiay |voi. 111, p. i) csl jusitc en

note. Dans le cahier 137 (plus récent), ainsi que dan- le nis de Brunet, ce passage vient après les mots :

En traitant vos amis avec droiture et confiance vous auic 7. une société douce et lionnête et vous recueillerez de rauulii' le seul avantage qu'on en doive attendre.

{NotdS du cahier li2.) L'avis que je ne puis parexerapir ni' dispenser de vous donner c'est d'avoir une extrême pruil n avec René. Il y a longtemps que sa conduite avec vous ne mo paraît pas nette. Il n'ose parler mal de vous, mais il soullVe qu'on n'en dise pas de bien en sa présence et il est même loin de vous défendre : cela me déplaît.

La réponse de la dame à cette lettre est dans le loi)" cahier [un cnhiev remanié).

Mme de Monlbrillant écrit :

J'ai été hier deux heures seule avec René et aujouririiui autant. La réserve que je suis obligée d'avoir avec lui me gène. Ce que vous m'avez dit de cet homme me l'a fait examiner de plus près : je ne sais si c'est prévention ou si je le vois mieu: que je ne le voyais, mais cet homme n'est pas vrai : lorsqu'il ouvre la bouche et qu'il en sort un propos dont je ne pu! me dissimuler la fausseté, il se répand en moi un certain froid que je ne saurais bten rendre, mais qui me coupe la parole si décidément qu'on me tuerait plutôt ([ue de me faire trouver deux mots à lui dire. Il y a sûrement ((uelque cause étrangère à sa conduite que je ne connais pas et qui lui donne à nies.i yeux cet air faux tandis qu'il ne l'est peut-être pas; s'il l'élait,^ et que j'en fusse sûre, alors l'indignation s'emparerait de moi' et je serais plus à mon aise, .le ne nuis trop si je lui ferais tnrt (le dire iju'il est plus flatté du plaisir de soutenir des llifses bizarres (y»e peiné de Calarmc que pemcnl jeter, dans le cirur de ceux qui l'écoulent, des iupliismes si adroitement défendus, .l'ai éprouvé hier ce que je dis là : il a vraiment laissé dans mon àme de la désiilalion. .Ii' causais avec lui et lianval ', sur la manièic dont llallil s'y prenait avec mon Mis : nous approuvions une parlii' de sa métlnide cl nnus blâmions l'autre. Tout

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