I. Conffsskms, il
im'diter! je vous la renvoie; elle n'est pas pour moi. Vous [iniivez me haïr ouvertement et montrer la mienne à toute la ir-iro; ce sera de votre part une fausseté de moins. "
l'.f que je lui disais, qu'il pouvait montrer ma précédente h Mil', se rapportait à un article de la sienne, sur lequel on l"iurra juger de la profonde adresse qu'il mit à toute cette all';iire.
Les Mémoires donnent cette lettre de René : mais le billet qui la provoqua, inspiré à Voix par sa vertu révoltée, a beaucoup plus de sept ou luiit lignes, et ne répond pas, à la description qu'en fait Rousseau. — C'est toutefois une rupture dictée par la haine et l'injustice. Elle contient, entre autres expressions énergiques, les mots suivants :
... Si je pouvais vous pardonner, je me croirais indigne d'avoii- un ami. Je ne vous reverrai de ma vie et je me croirai heureux si je puis bannir de mon esprit le souvenir de vos procédés. Je vous prie de m'oublier et de ne plus troubler mon âme. Si la justice de cette demande ne vous touche pas, songez que j'ai entre les mains votre lettre qui justifiera aux yeux de tous les gens do bien rhonnètcté de ma conduite '.
Lord Morley qualifie cette lettre : (( un éclat de mâle colère, (|u'on a plaisir à signaler ». Mais cet « éclat », rappelons-le, prit douze jours de « rêverie » avant de se produire. Et si la lettre du 8 novembre témoigne de la mâle colère de Grimm au reçu de la lettre de Rousseau (le 27 ou 28 octobre), comment expliquer le ton d'hypocrite condescendance de la |)rcmière réponse (2S octobre), et ce conseil équivoque donné à Rousseau d'offrir h Mme d'Epinay de l'accompagner, tout en comiitanL sur un refus de la d.ime'.'
J'i'crivis à Mme d'iipiiiay, dit l'auteur dos Confessions, sur la maladie de son fils, une leUro aussi honnête qu'elle pouvait