JEAN-JACQUES ET L'OPINION PUBLIQUE
(iii, en quelque temps ou en quelque pays que ce soit, ne ml avoir possédé ensemble de pareils dons.
(Jiielques lignes plus bas :
Il l'ut un temps où je crus que tout cela [la recherche de la .'iil'' sulUsait à la dignité humaine, et je méprisais lafoule -ihirante. Rousseau m"a corrigé de cette erreur [et] j'apprends
Imnorer les hommes.
Mais le jugement de Schiller est propre à combler d'étoniriiii'iit tous ceux cjui n'accordent créance qu'à la théorie rliii'lle de la personnalité équivoque et répugnante de iiiiisseau.
jji effet, l'argument émis contre Jean-Jacques par )ii!(Tot : « Trop d'honnêtes gens auraient eu tort si liiiisseau avait eu raison » ne paraissait pas con-
liiicant à Schiller. Pour lui, ces prétendus honnêtes ;i'ii^ s'étaient révélés, en paroles et en actions, les aiiiinniateurs malveillants de leur ancien ami, dont I NI s persécutions anonymes avaient empoisonné les derlii'iis années. Quant à Rousseau lui-même, il se présenta III |»ii'lequi révor|uait aux lieux où il venait de dispaailii'. non pas sous la forme abjecte d'un sensuel corniii|iu, d'un maniaque dangereux, ou d'un affreux scéliai, mais avec l'apparence d'un Socrate moderne, animé II' ICsprit du Christ, prêchant aux chrétiens l'humanité l'iilable : âme sublime et cœur simple, (( trop grand » à a lois et (( trop humble » pour trouver le bonheur sur la
Tniiihc (le Rousseau, je le salue!.... Quels sont-ils donc, ■ii\ ipii iui;ent le Sage? De faibles esprits, des nains puérils
n\ii i|ui Prométhée n'alluma jamais la Flamme!.... ïu ' I IIS pas l'ait pour ce monde, tu fus tro[) honnête pour cette
■II'', trop grand, trop humble p(!Ut-iHre '•....