Guiné
Départ
Ô vous dont ue main douce à mon due tant de fois, Calma de si grands maux qui me faisaient parfois
Pleurer comme un enfant, Pourquoi donc maintenant pour un lointain voyage Faire à votre voilier ce grand appareillage
Qui vous rend triomphant?...
Ne voyez-vous donc pas mes yeux désorientés Qui se rivent à vos yeux avec ténacité
Et qui voudraient vous dire.
Ne partez paz encore!... il faut que ma pensée S’habitue lentement à la triste odyssée
Qui la met en délire.
Il Que que bien souvent je à és tout bas...
Oui, il va repartir, le bonheur ici-bas Ne peut durer toujours, Et mon front maintenant, sans la douce caresse, Devra bien vaillamment refouler sa détresse Et son Re d'amour.
Lorsque vous rez, UNE le deu one
Vous ne verrez donc pas dans votre adieu calin Ce:que j'aurai souffert...
Que chaque tour d'hélice parmi la blanche écume
Broie peu à peu mon cœur, ainsi que sur l’enclume
| Se dépèce le fer.
Îormez en paix
O, morts pour la Patrie, qui jazez affligés Parmi tous les débris de cette guerre odieuse, Reposez maintenant, car la horde furieuse,
À pour toujours quitté nos vallons assiégés.
Reposez, vous aussi, Ôl . .. tristes naufragés Au sein profond des flots, sous l'algue mystérieuse, Le monstre sous-marin, arme si pernicieuse, . Ne viendra plus troubler vos restes protégés.
Et vous? ... les fusillés de la noble Belgique TN Regardez-là s'enfuir, cette armée si tragique Haïe par vos ombres . .. Ô Martyrs Bienvenus
Que vos âmes unies en la trophée glorieuse Dorment paisiblement dans la paix religieuse Dormez, dormez tranquilles, ô soldats inconnus.
ISeSosesesesesosecel
E intra ( meloèie fe
Dis-moi chanteur au plumage soyèux, Beau rossignol qui s'ébat tout joyeux, Es-tu celui que jécoutais ravie | Quand le printemps rayonnait sur ma vie?
Si tu t'en souviens rossignol, Dans ton joli vol...
Murmure à la feuille qui pleure aL’'amour est um leurre!...»
Te souviens tu que ma belle chanson T'accompagnait en un doux unissons Sous la ramure où j'ai laissé mon âme Pleurant l'ami que ma voix te réclame?
Si tu t'en souviens rossignol, Dans ton joli vol-.-
Murmure à la feuille qui pleure “L'amour est un leurre!..,.»
Te souviens-tu de ce bel amoureux
Qui m'enlacait ardement déssirex
Lorsque fuyait le blanc brouillard qui passe
. Comme un long voile en roule dons l’espace?
Si tu t'en souviens roussignol, Dans ton jolie vol.
Murmure À 14 feuille: dE ibié “L'amour est un feurre!...»
Si tu le vois remonter silencieux
L'étroit sentier aux contours harmonieux, Je t'en suplie, Oh!... de ta voix sublime, Réveille en lui le remord de son crime.
Si tu l’en souviens rossignol, Dans ton joli vol .
Murmure à la feuile qui pleure “L'amour est un Hot ..
Loin sur la mer dont te bleu n'a d'égal Que le bleu pur du ciel de Portugal,::
Je vois venir des barques sous la brise.
M'apportent-elles une douce surprise?...
- L'éspérance renait toujours
Dans mon cœur si lourd...
Quand sur les flots la voile blanche Légère se penche.
Cintra, 8-9-23.
. Aux aviateurs:
M." Gago Coutinho et Sacadura Cabral
Quittant les sables d’or de vos immenses plages, Vous avez, élevant votre vol audacieux
Sous le brillant soleil et le bleu pur des cieux, Revus de vos anciens le lumineux sillage.
fl brillait sur les flots comme un puissant mirage, Le chemin des Cabral que vous avez, glorieux, Revécus en vos cœur et votre penser pieux Retrouvant de vos re le si vaillant courage.
Gtoire de la Patrie; Ô marins de toujours, Qui possédez Camôes pour chanter plein d'amour V6$ exploits si brillants et vos âmes rêveuses,
Ne doutez plus de rien, c'ést vous, pleins de foi De suivre dans‘le ciel la route qu'autrefois Ont tracé sur les mers vos races généreuses,
Juin de 1923.
Aux aviateurs:
Capitaine Pinheiro Correia : Lieutenant Sergio da Silva os __ Sergent Antonio Manoel
Aux rives de Guinée, un jour déjà lointain, De hardis nautoniers en quittant le beau Tage, Vinrent en longue équipée découvrir l'héritage Qui fit à leur Patrie un si glorieux destin.
Devant la caravelle au nom vraiement latin
Les flots, vierges encor se calmèrent davantage Et, soumis leur donnèrent, présent que nul partage : « Les monts Atlantide qui formaient leur butin. #
Les siècles ont és mais l'humaine tempête Aux cerveau pur de l’homme. a donc atteint son faite? La science et le courage en leurs plus hauts degrés
Sont maintenant unis pour la gloire nouvelle? ... Car le vieil Océan vit aux cieux azurés,
Hier, de nouveau passer, la blanche caravelle. Bissau
Absence
Ta douce âme Qui se pâme Ton baiser Si léger C'est comme un doux parfum de rose Auprè de moi qui se repose. |
Et toujours Ton amour Plus vivace | Et tenace Sera pour moi le beau printemps Que j'attendais depuis longtemps.
Dans l'absence Ma constance Souvenirs Et soupirs Vivront du doux parfum de rose Qui près de moi flotte et repose.
Fevrier de 1995.
Métempsicose
Regard ce pays!..-.
Un Janvier plein de roses Encore à peine écloses Sous un ciel azuré...
Et le brouillard doré
Qui les couvre de larmes, C'est l’île d'Epicharme Qui voulait que toujours Renaissent nos amours, Et ces roses jolies
Sur leurs tiges rougies, Sont des baisers éteints Qui naissent le matin, Aux lèvres de rubis
De ce divin pays!:.-
Portugal Janvier de 1924.
A ma mère
Je ne te verrai plus, Oh!... souvenir meilleur, Vers le soir à ton seuil, parlant aux travailleurs Qui reviennent joyeux sur la route sablée, Rapportant des blés mûrs cueillis dans la vallée.
Ou bien... dès le matin, quand le soleil naissant Dorait déjà ta treille aux bourgeons éblouissants, Tu comtemplais heureuse um rosier tout en larmes, Rosée venue du ciel qui te ravit et charme.
Je ne te verrai plus, vers le milieu du jour,
Sous tes pruniers en fleurs qui tombent tour à tour, Comme de la neige sur la coiffe si blanche,
Qui ornait ta tête, les beaux jours de Dimanche.
Sur le chemin désert qui mène à ta maison, Lorsque je reviendrai après la dure saison,
Je ne verrai donc plus tes douces mains trembiantes Qui se tendaient vers moi... voyageuse dolente.
Janvier de 1920.
Bocolique
Assis sous un gros chêne Garni de beaux glands verts, Je songeais que la plaine Était mon Univers.
Là-bas paissaient mes vaches Aux longs poils blancs et roux, Leurs queues comme un panache Emouchaient leurs longs cous.
Je savais que Marie Dont je suis le galant, Seule en sa bergerie M'attendait en fillant.
Quand viendra la froidure Îl faudra qu'aux bestiaux, Je garde la pâture
Et des œufs au bedeau.
Car au prochain printemps Je veux que la Marie,
Ce trésor important
Soit de ma métaïrie.