INTRODUCTION A LA PREMIÈRE ÉDITION
Les légendes contenues dans ce volume ont été recueillies dans trois régions distinctes du pays breton : le Trécor, le Goëlo et le Quimperrois. Elles proviennent, en grande majorité, de la première de ces trois régions et ont été principalement recueillies dans les deux communes de Regard et de Penvénan. Un hameau de Penvénan, le Port-Rlanc, habité surtout par des marins et des pêcheurs, a fourni à M. Le Rraz une moisson particuHèrement abondante. Un grand nombre de ces légendes ont pour théâtre le village même où elles ont été recueillies ou un village voisin ; quelques-unes, cependant, sont rapportées à la région montagneuse constituée par la montagne Noire et les monts dArez. Il n'est pas douteux que l'exploration systématique d'autres parties de la Rretagne n'enrichisse la littérature populaire de récits analogues à ceux que renferme ce recueil. Le Léon, la Haute-Cornouaille, le Vanne-
tais (1) fourniraient, sans doute, une très riche moisson de légendes, de croyances et de rites de toute espèce aux collecteurs de traditions populaires. On aurait été tenté de croire que les sept volumes de M. Luzel (2) avaient épuisé la matière ; le fait même ([ue M. Le Braz a pu, en peu d'années, recueillir dans une région très limitée une centaine de légendes, dont un grand nombre n'ont pas de parallèles dans les récits qu'a publiés M. Luzel, montre combien cette croyance eût été mal fondée. Aussi peut-on être assuré qu'il y aura place encore pour un grand nombre de recueils de légendes et de contes bretons, comme il y a eu place pour ce livre, à côté de l'œuvre si considérable qu'a édifiée notre maître M. Luzel, le Grimm de la Basse-Bretagne.
M. Le Braz a volontairement restreint ses recherches à un type particulier de légendes : les légendes qui se rapportent à la destinée des âmes après la mort et à leurs relations avec les vivants. Il a recueilli et publié en même temps les croyances, les usages et les rites qui se rapportent aux morts. Ces croyances et ces rites ont une frappante uniformité, d'un bout à l'autre de la Basse- Bretagne, et presque partout les croyances sont
(1) M. Fouquet a publié autrefois un recueil intitulé : Légendes, contes et chansons populaires du Morbihan, Vannes, 1857.
(2) Contes bretons, Ouimperlé, 1870, 1 vol. — Veillées bretonnes, Morlaix et Paris, 1879, 1 vol. — Légendes chrétiennes de la Basse-Bretagne, Paris, 1881, 2 vol. — Contes populaires de la Basse-Bretagne, Paris, 1887, 3 volumes.
encore vivantes et les rites encore pratiqués. Il en est beaucoup que M. Le Braz, qui a vécu dès l'enfance en pays breton, a pu voir encore accomplir sous ses yeux.
Toutes les légendes que contient ce volume sont, autant qu'il semble, de formation récente, ou du moins ce sont des formes rajeunies de récits plus anciens : l'une d'entre elles (La Coiffe de la morte) a pour origine un événement qui s'est passé vers 1860 ; une autre (L'Histoire d'un fossoyeur) se rattache à des faits qui ont eu lieu en 1886. La transformation légendaire des événements réels est cependant déjà complète. C'est qu'en Bretagne aucun mur ne sépare le monde merveilleux du monde réel ; les croyances qui ont donné naissance à ces récits, où les acteurs principaux sont les âmes des morts, sont des croyances encore actives et fécondes, et les Bretons n'ont pas besoin de transporter en des temps reculés ou en un pays lointain un événement surnaturel pour pouvoir aisément y ajouter foi. Ils en sont encore à cet état d'esprit où l'explication d'un phénomène naturel, maladie, mort ou tempête, qui vient tout de suite à l'esprit, est une explication d'ordre surnaturel ; c'est VAnkou qui frappe de sa faux les vivants et les emporte sur son char à l'essieu grinçant ; c'est le fiancé mort qui est venu, la nuit, chercher, dans la maison de son père, sa fiancée qu'on a trouvée morte au cimetière. On raconte, avec la même bonne foi et la même sincérité, qu'un homnie a été tué par
un arbre qui s'est abattu sur lui ou qu'il est mort parce qu'on l'avait voué à saint Yves de la Vérité. Aussi ces légendes n'ont-elles pas le caractère mythique de bon nombre de contes recueillis par M. Luzel et ne sont-elles pas non plus de ces récits merveilleux destinés à amuser les heures vides des veillées, qu'on se raconte, au coin d'un feu d'ajoncs secs, en teillant du chanvre sous le manteau des hautes cheminées des fermes. C'est la relation d'événements que l'on croit réels, qui se sont passés en un pays que l'on connaît bien, souvent même où l'on vit, et où ont été mêlés, comme acteurs ou spectateurs, des gens que l'on a vus, à qui on a parlé, et qui, parfois même, sont des voisins ou des parents. Un grand nombre de ces légendes, sans doute, ont été recueilHes plus loin de leur lieu d'origine, et elles se sont très probablement enrichies, en passant de bouche en bouche, d'épisodes nouveaux, mais elles n'ont pas subi d'autres déformations que celles qu'aurait pu subir le récit d'un crime, d'un naufrage ou d'une bataille ; les éléments merveilleux qu'elles renferment ne sont pas des éléments surajoutés, c'est d'événements surnaturels qu'est tissée la trame même dont elles sont faites. A vrai dire, et nous reviendrons sur cette question, cette distinction entre le naturel et le surnaturel n'existe pas pour les Bretons, au sens du moins qu'elle a pour nous ; les vivants et les morts sont au même titre des habitants du monde et ils vivent en perpétuelle relation les uns avec les autres ; on redoute
VAnaon comme on redoute la tempête ou la foudre, mais l'on ne s'étonne pas plus d'entendre bruire les âmes dans les ajoncs qui couronnent les fossés des routes que d'entendre les oiseaux chanteurs chanter dans les haies leurs appels d'amour. Tout le pays breton, des montagnes à la mer, est plein d'âmes errantes qui pleurent et qui gémissent ; si tous ne les ont point vues, tous du moins, à certains jours solennels, à la Toussaint ou durant la nuit de Noël, les ont entendues marcher de leur pas muet par les routes silencieuses. Le travail du collecteur de légendes est fort différent, à certains égards, de celui du collecteur de contes. Le conte est essentiellement un témoin ; en lui survivent souvent des croyances mortes depuis longtemps et qui n'ont pas laissé d'autres traces. Puis, il vient du fond d'un lointain passé ; il dure toujours, semblable à lui-même en ses multiples transformations depuis des milliers d'années ; il vient aussi parfois d'un pays lointain ; il a voyagé à travers les continents et les îles, à la suite des marchands, des soldats et des matelots. La légende, au contraire, est un produit du sol où on la récolte ; c'est là qu'elle est née, c'est là sans doute qu'elle mourra. Une légende n^'est jamais que l'expression fortuite d'un ensemble de croyances ; elle ne saurait avoir la durée, la résistance que présentent à l'usure du temps les contes qui renferment, sous une forme qui parfois les rend méconnaissables, des mythes expHcatifs de phénomènes naturels ou de rites.
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Tandis que les contes ne changent guère, les légendes s'efïacent assez vite de la mémoire des hommes, aussitôt remplacées par d'autres légendes, dont les héros sont plus familiers au conteur et à ceux qui l'écoutent. C'est là ce qui sépare nettement à la fois ces légendes des contes mythologiques et des récits épiques ou historiques, où le nom, la personne, le caractère du héros jouent un rôle essentiel. Ici, les personnages que les conteurs mettent en scène sont les premiers venus ; si c'est leur aventure qu'on raconte et non pas celle de tel ou tel autre, c'est parce qu'on est leur voisin, qu'on les connaît, que l'on s'intéresse à eux et aussi parce qu'on est mieux renseigné sur ceux qui vivent auprès de vous. Aussi l'exactitude littérale serait-elle, à tout prendre, beaucoup moins importante pour un recueil comme celui que nous pubHons aujourd'hui que pour un recueil de contes : ce qui importe ici, à vrai dire, ce sont beaucoup plus les thèmes des légendes que les légendes elles-mêmes ; elles ne sont, à tout prendre, qu'une illustration, une sorte de mise en œuvre, animée et vivante, des croyances et des rites que nous a révélés l'observation directe.
M. Le Braz les a recueillies cependant avec le même soin scrupuleux avec lequel il recueillait naguère, en compagnie de M. Luzel, les chansons populaires de la Gornouaille et du Trécor (1). La plupart de ces légendes lui ont été contées en bre-
(1) Soniou BreiZ'Izeli 2 vol., 1&90
ton, quelques-unes en français, ; il les a toutes écrites sous la dictée des conteurs dans la langue même où elles lui étaient dites, puis il a ensuite traduit en français celles qui lui avaient été contées en breton. C'est seulement pour ne pas trop grossir le volume et pour le faire accessible à un plus large public, que M. Le Braz n'a pas publié les originaux bretons. La forme sous laquelle les légendes ont été contées a été partout respectée ; c'est à peine si çà et là on a cru devoir modifier légèrement quelques phrases obscures ou incorrectes ou couper quelques digressions inutiles à la marche du récit ; les traductions sont des traductions presque httérales.
L'allure parfois très littéraire de ces récits pourrait mettre en défiance ceux qui jugeraient de la littérature populaire par les contes souvent très plats et très décolorés qui ont été recueillis dans les pays de langue française ; je pourrais citer, par exemple, les contes populaires de Lorraine, qu'a publiés et si richement commentés M. G.-E. Cosquin. Mais il faut se souvenir que les productions de l'imagination populaire ont en pays celtique un caractère plus poétique qu'en pays roman, et on serait tenté de dire qu'en pays germanique ; cette couleur, ce pittoresque du récit, ces images vives et frappantes se trouvent dans les poèmes gallois comme dans nos légendes bretonnes, et il est plus d'une sorte, composée par un cloarec de Basse-Bretagne, qui figurerait dignement à côté des lieder les plus pén-étrants et
les plus mélancoliquement passionnés des chanteurs allemands.
Si on ne retrouve pas dans les contes ce même accent d'émotion profonde, ce sens si vivant et si lointain des terreurs secrètes de ce monde merveilleux qui s'entrelace à notre monde visible, comme un chèvrefeuille à une haie, c'est que les contes sont comme une monnaie qui s'est usée et effacée à demi en circulant de main en main. Les conteurs n'ont mis dans ces récits que très peu d'eux-mêmes, et l'histoire de Bhampsinit (Le voleur avisé) telle qu'on l'a racontée à M. Luzel, en un coin de Bretagne, ne diffère guère, ni pour le tour ni pour l'accent, du récit même d'Hérodote. Il n'en va pas ainsi des légendes ; ce sont de petits drames que les conteurs ont vécus ou qu'ils ont vus vivre auprès d'eux ; les personnages sentent ce qu'eux-mêmes ils sentent ; le cadre, c'est le pays où ils habitent, la lande d'ajonc qui s'étend le long de la mer brumeuse ou le cimetière où se pressent les tombes entre l'église que gardent les saints de pierre fruste et le charnier rempU d'ossements.
Les cloarec ont été au premier rang des chanteurs de Bretagne ; aussi trouve-t-on sans cesse dans les sônioa, à côté d'une image fraîche et douce comme l'aubépine des haies, un vers qui porte l'indélébile empreinte du style prétentieux et gonflé des séminaires ; c'est, au contraire, sur les lèvres mêmes du peuple qu'on a cueilli ces légendes, sur les lèvres des femmes ; et ce sont des
femmes, des paysans, des marins qui les ont créées sans savoir qu'ils les créaient ; ils ont cru naïvement conter ce qu'ils avaient vu. On retrouve dans ces récits, tout frissonnants de l'angoisse des tombes, la large et simple allure de la gwerz, que chantent les mendiants au seuil des portes ; mais jamais presque on n'y rencontre ces grossièretés, ces brutalités de langage qui déparent maintes chansons bretonnes et font un si étrange contraste avec la silencieuse et discrète pureté des dialogues d'amour du clerc et de sa douce. C'est que les Bretons ont le respect attendri des morts ; ils éprouvent pour VAnaon un sentiment pénétrant et fort, fait de terreur, de tendresse et de pitié, et ce n'est qu'en tremblant qu'ils parlent des âmes et de ceux qui ne sont plus.
Les légendes chrétiennes qu'a pubKées M, Luzel sont marquées du même caractère, mais elles en sont moins profondément empreintes ; c'est que beaucoup de ces légendes sont des légendes d'édification, des fictions pieuses pour l'instruction des fidèles, qui portent l'ineffaçable trace de leur origine ecclésiastique ; et que beaucoup d'autres sont de véritables contes, qui ne diffèrent des contes mythologiques qui figurent dans son nouveau recueil que par l'introduction, dans la fable, du merveilleux chrétien. Les légendes de cette espèce sont rares, au contraire, dans ce livre ; presque toutes se rapportent à des événements très précisément localisés et presque datés, les
personnages qui y figurent ne sont presque jamais anonymes, et il est rare qu'on puisse leur trouver parmi les contes profanes des parallèles exacts. Jean de VOr, Jean de Calais^ Le Voyage de Jannig font presque seuls exception à cette règle et ce sont des récits qui ressemblent très peu aux autres ; M. Le Braz les a précisément compris dans ce recueil pour fournir des exemples de ces types intermédiaires entre les contes véritables (Maerchen) et les véritables légendes populaires, si dilîérentes des légendes des hagiographes.
Un autre caractère, en effet, qu'il faut noter, c'est qu'il est impossible de tirer, de la plupart des récits que renferme ce volume, aucune morale ; ce ne sont pas des légendes pieuses, des légendes édifiantes ; on ne les raconte pas pour inspirer l'horreur du péché ou la crainte de Dieu, aussi n'y a-t-il rien en elles de factice ni d'apprêté. Ces événements surnaturels sont contés avec la même simphcité, la même bonne foi naïve que les aventures des marins à Terre-Neuve ou en Islande, et si tous ces récits sont empreints cependant d'une sorte d'horreur tragique, c'est que les conteurs ont fait, sans presque le chercher, passer dans leur parole un peu de la terreur qui les courbait vers les cailloux du chemin lorsqu'ils entendaient gémir par les bruyères le buguel-noz^ le petit enfant de la nuit, ou qu'ils voyaient passer dans les sillons des vagues la lente procession des noyés blêmes. La terreur des morts, le sentiment aussi de leur continuelle présence, c'est là ce qui
se dégage le plus nettement de tout cet ensemble de légendes et d'anecdotes ; rien là qui ressemble aux paraboles et aux exemples qui émaillaient les sermons du moyen âge et qui remplissent encore les livres de piété. Il est fort rare que l'on trouve quelque conseil moral, quelque exhortation à la piété ou à l'observance de la loi divine au cours de ces récits, qui parfois sont fort longs : ce que l'on vous signale, ce sont bien plutôt des dangers à éviter que des fautes. Ce n'est pas tant contre des tentations qu'il faut nous tenir en garde que contre des périls surnaturels ; lorsque le héros de la légende meurt frappé par un mort ou un démon, la plupart du temps il périt victime d'une imprudence, il n'a point commis de faute morale pour laquelle il importe qu'il soit châtié.
Les légendes, au reste, que M. Le Braz a recueilhes n'apparaissent dans leur vrai jour et ne prennent tout leur sens que si on les rapproche de tout cet ensemble de croyances, de traditions et d'usages qu'il publie en même temps, et qui en forment l'indispensable commentaire. Elles ne sont pas les témoins d'un passé mort, mais l'expression de croyances vivantes auxquelles aujourd'hui encore sont fermement attachés les Bretons des campagnes et des côtes. Les personnages que ces récits mettent en scène ne se conduisent pas autrement que ne se conduiraient le paysan, le
pêcheur ou la fileuse qui racontent l'histoire. Les conteurs ne s'étonnent point qu'un mort vienne réclamer les pièces de toile qui étaient destinées è l'ensevelir et qu'on lui a volées, et, le cas échéant, ils n'hésiteraient, pas plus que la ménagère de la légende, à suivre les conseils du recteur et à reporter au cimetière le linceul blanc dont ils auraient privé le cadavre. Une inconnue propose un soir à une laveuse attardée de l'aider à laver son linge ; lorsqu'elle rentrera dans son étroite maison, son mari la gourmandera de son imprudence, si elle a accepté l'offre dangereuse que lui faisait l'inconnue ; c'était sans doute une maouèsnez, une laveuse de nuit ; la femme bientôt n'en doute plus, elle clôt sa porte en hâte, elle retourne le balai, elle suspend le trépied, elle jette sur le sol l'eau où elle s'est lavé les pieds et quand un grand coup s'abat sur la porte, c'est, elle en est bien sûre, la mauvaise visiteuse qui vient réclamer le prix funeste de ses services. Ainsi se passent les choses dans la légende, ainsi se passent-elles dans la vie réelle-. Toutes ces histoires que content les Bretons aux veillées, non seulement ils les croient mais ils les vivent.
Aujourd'hui encore la vie bretonne est toute remplie d'usages qui paraissent étranges parce qu'ailleurs ils ont péri, mais qui étaient naguère des usages universels. Il est peu de circonstances de la vie qui ne soient marquées par quelque cérémonie symboHque qui a revêtu maintenant des apparences chrétiennes, mais qui porte les
marques indéniables de manières de sentir et de penser bien antérieures au christianisme.
Il est peut-être même inexact de parler ici de symboles ; beaucoup de gens attribuent encore, en effet, à certaines de ces cérémonies une efficacité réelle ; elles ont, à vrai dire, un caractère magique ; ce ne sont pas des prières en actes destinées à forcer en quelque sorte l'attention de Dieu et à l'obliger à abaisser ses yeux vers la terre, mais des procédés pour contraindre sa volonté ou celle du diable, ou bien encore celle des morts. La plupart du temps, et c'est en cela surtout que ces populations bretonnes ne sont encore qu'à demi chrétiennes, Dieu n'a pas besoin d'intervenir pour que la cérémonie produise l'effet que l'on attend d'elle. Avec son Agrippa un prêtre évoque les démons et les fait rentrer dans l'enfer, devine les secrets de l'avenir et découvre le sort des âmes dans l'autre vie, sans que Dieu lui vienne en aide ni lui révèle rien de ses décrets éternels. Il a puissance sur le monde des esprits et cette puissance, ce n'est pas Dieu qui la lui donne ni le démon, c'est la force des paroles qui sont contenues dans son livre mystérieux, de ces paroles écrites en lettres sanglantes qui n'apparaissent sur papier noir qu'aux yeux initiés.
Certaines actions sont interdites, non pas parce qu'elles attireraient sur vous un châtiment divin, mais parce que, en elles-mêmes, directement, elles sont dangereuses : c'est ainsi qu'il faut se