CHAPITRE II
EN ce temps-là qu'il ensiiyvoit l'escolle , Son précepteur, régent, ou prothecolle [Pour tant que bien ne sçavoit sa lezçon, Ou pour rager, ou par quelque fazçon ) Luy descouvrit sa maison par derrière, Sans qu'il se sceust retyrer en arrière. Mais, quant congneut ne pouvoir eschapper, Sans mener bruyt, ou nullement tapper, Ilfist beau cul tout au droit du visage Du précepteur : quel, voyant telle ymage, Cuyda frapper, mais le vaillant poullet Luy a tyré de son cul ung boullet, Non pas si dur que plomb ou cuytte terre ÇAussy n'en eust si dangereux caterre') , Mais luy bailla de la foyre à travers De son museau. Vous escripre en trois vers, Non pas en cent, je ne sçaurois, la honte Qu'eut le régent, pour faire fin de compte, Car pour certain il fut sy empesché A s'effoyrer que Faifeu despeché
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S'en est allé, car il ne l'a sceu battre, Pour la pueur. Or croyez, sans rabbatre, Que qui eust deu tous les enfans tuer Qui là estaient, on ne les peust muer A rire, tant que c'estoit grand merveille : Dont le régent grandement s' esmer veille, Et a reprins Faifeu par grant despit.
Qui respondit, sans faire long respit : « Monsieur, pour vray, de ce me vueillez croire, Que pas ne sçay comment j'ay heu la foyre ; Mais, sy sentez que soiez offencé.
Pardon requiers^ et que soys dispensé Estre battu, car j'ay tant mal au ventre Qu'il m'est advys que le grant dyable y entre. » Ainsi Faifeu eschappa en ce point.
Il n'est qu'avoir subtilité à point.
Comment il avoit subtillement argent de sa mère.