‹ La légende de Pierre Faifeu. PubliéeChapitre 2 sur 60 · PREFACE III · texte numérisé non relu

PREFACE III

Les renseignements précis manquent dans sa Légende^ où sont racontées quelques-unes de ses mystifications et de ses aventures drolatiques. C'est en trompant et en pillant sa mère, toujours au profit de son ventre, qu'il fit son apprentissage d'inventeur de ruses et de finesses. Sa jeunesse a, sous ce rapport, une grande analogie avec celle de Til Ullespiègle, qui n'était pas encore connu en France, puisque la première traduction française des Aventures de ce mystificateur germanique du XV^ siècle n'a été publiée qu'en 1532. Au reste, il y a entre Til Ullespiègle et Pierre Faifeu toute la différence qui peut exister entre un Allemand et un Français, au point de vue de l'esprit et de l'originalité. On peut supposer que Pierre Faifeu était né à Angers vers 1480, et qu'il y termina ses études à l'âge de vingt-trois ou vingt-quatre ans. Il devait être déjà maître es arts lorsqu'il vint à Paris, oh il joua aux dés « avec les clercs de la court, qui le pipèrent », et qu'il pipa ensuite de la bonne manière (chapitre x de sa Légende). « Luy retourné (à Angers), chacun lui fist grand'feste », car tout le monde le connaissait et lui faisait bonne mine dans la ville : « Par tout Angers soudain fut manifeste le sien retour. >■> Mais Faifeu avait l'humeur vagabonde, et il quitta plus d'une fois ses

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