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sur l’autel vivant du Dieu des chrétiens! Les simples, stu-
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péfaits a la vue de tant de courage, sentaient la fureur faire
place 4 la compassion; ils voyaient leur face s’illuminer des
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rayons de gloire qui brillaient sur le front glorieux des
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apotres de la foi; aussi, les suivant fiérement au supplice, réclamaient-ils les honneurs du martyre.
II est vrai, dit un apologiste moderne, qu’on a prétendu
trouver dans des motifs humains, dans les préjugés, l’orgueil,
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Vesprit de parti, dans le fanatisme ou l’aveuglement, la oD 9
source naturelle de cet incroyable héroisme. Mais peut-on
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rien imaginer de plus ridicule? Ktaient-ce des hommes aveugles, crédules, des hommes a préjugé, ou des fanatiques, ces savants docteurs de I’Eglise, ces philosophes profonds qui affrontaient la mort pour attester des miracles qu’ils avaient vus de leurs yeux, qu’ils avaient enx-mémes opérés el sur lesquels toute illusion leur était impossible? « Je crois « volontiers, dit un auteur célébre, les histoires dont les té- « moins se font égorger. » Quel homme, en effet, pourrait consentir 4 donner sa vie pour le soutien d’une fausseté connue, quand il lui suffirait d’un simple désaveu pour la racheter ? N’est-ce pas une chose étrange que dé venir nous parler de motifs humains, quand il s’agit d’expliquer pourquoi tant de chrétiens ont pu se résoudre a les fouler aux pieds ? Car en est-il un plus impérieux et plus puissant que amour du bien-étre et de la vie ?
Aprés tout, continue le méme défenseur, ce ne serait pas assez de faire voir par quels motifs des chrétiens zélés pour leur doctrine auraient pu la défendre, méme au prix de leur sang; il faudrait expliquer surtout comment les paiens ont pu se résoudre 4 ’embrasser, maleré l’effrayant appareil des supplices el de la mort, car c’élait 14 ce que devail altendre
quiconque se déclarait chrétien. Prétendrait-on que c¢’étail
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