‹ La Légende de Saint Ursule Princesse Britannique et de ses Onze Mille Vierges d’apres les Anciens Tableaux de l’ Église de Sainte-Ursule a Cologne Reproduits en Chromolithographie PubliéeChapitre 113 sur 179 · SNR · texte numérisé non relu

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par l’effet des préjugés, ou par l’espritde parti, qu ils abandonnaient leurs anciennes croyances pour une religion qui n’offre 4 homme que des devoirs pénibles, et qui ne rencontrait de toutes parts que des échafauds? On nous parle de l’effet que devait produire sur les esprits le dogme de la vie future avec les promesses et les menaces de |’éternité. Tout cela peut se comprendre, il est vrai, quand on suppose la vérité de I’Evangile, et alors on s'explique tous les sacrifices qu’a faits le monde paien pour l’embrasser. Mais, si le christianisme n’est qu’une invention humaine, s’il n’offrait pas des preuves frappantes et incontestables, qu’est-ce qu'on pouvait attendre de ses promesses, aussi vaines alors que ses menaces? Devaient-elles produire aucun effet sur des hommes habitués 4 ne voir dans la religion chrétienne qu'une superstition révoltante et une impiété que tous les dieux devaient punir? Pour espérer ou craindre quelque chose du christianisme, il fallait d’abord y vivre, et si les apotres n’eussent, avant tout, prouvé leur doctrine, ne concoit-on pas ce que devaient faire les paiens? Ils se seraient moqués des apdtres ct de leurs fabuleuses chiméres; ils auraient conservé leurs anciens dieux, leurs plaisirs, leurs

fetes, leurs jouissances, et n’eussent jamais acheté par tant

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