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ainsi que la célébre Passion Regnante Domino, texte enrichi de notes; les révélations d’Elisabeth de Schcenau et celles du B. Herman-Joseph, chanoine régulier de Steinfeld, la Passion de sainte Ursule, par Galfred de Monmouth, et la célebre inscription de Clematius, monument authentique du commencement du sixiéme siécle.
Reéunissant les divers titres 4la gloire posthume de sainte Ursule et de ses compagnes, tels que miracles, temples, peintures, abbayes sous son vocable, constitutions des ordres monastiques, différends suscités entre eux, exhumations et translations des reliques 4 différentes époques, calendrier établi en leur honneur, priéres et offices propres 4 leur féte, le R. P. Du Buck classe ces nombreux matériaux par ordre, et les pose comme des jalons qui peuvent servir a guider le futur historien de cette grande héroine de la foi chrétienne.
Comme on le voit, la critique joue le réle principal dans ce magnifique travail. Cette critique accuse une érudition profonde, une étude sérieuse decette grande figure. Le R. P. Du Buck a inscrit son nom a cdté des plus illustres Bollandistes.
Cependant, rien jusqu’a ce jour de bien défini, de bien arrété pour la sainte de Cologne. Il manque un homme habile qui sache choisir 4 travers les ruines qui nous restent, découvrir des pages peut-étre encore inconnues, déchiffrer quelques manuscrits enfouis soit au Vatican, soit a Cologne, soit 4 Londres, étudier plus a fond les inscriptions, les localités, les monuments d’architecture et de peinture : un Thierry catholique enfin, qui livre au monde une histoire si pleine d’intérét et d’émotion ! :
KEVERBERG (Cuartes-Lovrs-Gui.taumg-JoSEPH BARON DE).
UrsvLa, PRINCESSE BRITANNIQUE, d’aprés les peintures d’Ilewtine. Gand, 1818.
Nous devons placer ici quelques réflexions générales au point de vue historique de la légende d'Ursule.
Esclave fidele des faits et gestes des premiers interprétes de la vie d’Ursule, nous n’avons rien voulu changer aux dates et aux récits merveilleux acceptés par les anciens. Tous les épisodes, ainsi que nos notes le prouveront, prennent leur source de haut. Nous avons taché de les présenter avec plus d’ordre et sous une forme plus attrayante. C’est aux notes de cet Appendice qu'il faut avoir recours pour obtenir des dates moins incertaines, |’ explication de certains faits dénaturés par l’application du merveilleux, un apercu plus exact sur les personnages qui ont joué un réle dans ce drame historique; les localités qui en ont été témoins, les moyens
.dont on s'est servi pour sa perpétration.
Nous regrettons qu’un homme de gout au point de vue des arts, le baron de Keverberg, se soit montré moins consciencieux au point de vue légendaire. Son ouvrage est trop souvent |’ceuyre de son imagination. Pourquoi ajouter aux anciennes légendes des légendes nouvelles? Pour-
quoi surtout déroger aux idées recues pour y substituer d’autres sans intérét, comme le baptéme du jeune Conan a4 Rome? Pourquoi enfin, animer les personnages de sentiments qui luttent avec l’esprit de foi et désennoblissent les dames entiérement dévouées 4 Dieu? Quiconque étudie et comprend Ursule et son fiancé ne s’expliquera pas le feu profane qui trouble leurs sens, un instant les fait hésiter entre le ciel et la terre et dépoétise le charme sous |’empire duquel nous vivions. Je ne sais pourquoi, mais la fin du récit, chez l’auteur dont nous parlons, me fait l’effet d’un finale d’opéra : partout de lavie, dela couleur; mais de la vérité, aucune trace!
II est vrai de dire que le baron de Keverberg n’avait pour guide quele R. P. Crombach et pour but que la glorification d’un peintre tendrement aimé, le grand Iameling. Le critique s'est complétement oublié devant la légende. -
Nous enregistrerons encore quelques ouvrages qui ont rapport a sainte Ursule, plutot a titre de renseignement que pour faire preuve d’une vaine érudition.
Il existe un livre fort rare, composé par le P. Pierre Servin, célestin, intitulé : La Légende des onze mille vierges, avec plusieurs aultres saincts et sainctes. Il est dédié aux dévotes, vierges de Sainte- Clére, 4 Paris. C’est un petit in-8° de 28 feuillets, imprimé vers l’an 1500.
DAMIEN DE SAINT-LOUIS. Sainte Ursule triomphante des cceurs de l’enfer, et patronne du eélebre collége de Sorbonne. Paris, 1666, in-4°.
CONFRERIE sous la protection de sainte Ursule et de onze mille vierges, ses compagnes, erigee a Lille, le 20 octobre 1686, avec un Abrégé de la vie et martyre de sainte Ursule et ses compagnes.
Lille, 1745, in-42.
DE BARRY (N. N.). La dévotion Ala glorieuse sainte Ursule et ses saintes compagnes, et l'assistance merveilleuse qu’elle accorde a leurs dévotes. Anvers, s. d. (1754), in-12.
REISCHERT (Luowic). Lebens Geschichte und Martirertod der heiligen Ursula, und ihrer Gesellschaft, etc. Céln., 18357, m-12.
HEINEN (Exceveert-Micnact-Josera). Leben, Fabrten und Mirtertod der heiligen Ursula und ihrer
Gesellschaft, etc. Ciln., 1838, in-8.
DELEPIERRE (Octave) et VOISIN (Avcuste). La Chasse de sainte Ursule. Bruxelles, 1841, in 4°, orné
de nombreuses gravures.
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WILL (Friepricu). Wegweiser zur Kirche der heiligen Ursula in Kéln, mit geschichtlichen Notizen tiber das Leben und den Miirtertod der heiligen Ursula und ihrer Gefahrtinnen, etc. Céln., 1853, in-16. — |l existe aussi une traduction frangaise de cette brochure qui se vend au profit de l’ceuvre a l’église de sainte Ursule, 4 Cologne.
SCHADE (Oscar). Die Sage von der heiligen Ursula und den elftausend Jungfrauen. Ein Beitrag zur Sagenforschung. Hanovre, 1854, in-8°.
Au nombre des piéces curieuses qui ont joué un certain rdle dans la poésie de leur temps, mention-
nons encore :
WANDELBERT, moine de Pruim, dans le diocése de Tréves. Martyrologe en vers écrit, dit-on, en 848.
SALVADORI (Anprea). La Regina santa Orsola. Kappresentata nel Teatro del Sereniss. Gran Duca di Toscana. Fiorenza, 1625. Bibl. Imp., départ. des estampes. T. B. 54, a.
lly avait eu déja des représentations de ce genre sous l’archiduc Charles d’Autriche, sous le sérénissume Wladislas Sigismond, prince de Cologne et de Suéde.