PAAR KAR TESS AE
16 INTRODUCTION
trouvé une grande partie des figures que son pinceau a viviliées et ennoblies. »
Kt ailleurs :.
« C’est évidemment la belle nature des contrées rhénanes, ennoblie par une ame capable de s’élever a Vidéal de la beauté qu’on retrouve dans Hemling. Ce sont des vierges a taille svelte et élancée, a la chevelure blonde, au maintien modeste, au doux sourire, telles en un mot qu’on les retrouve sur les bords enchanteurs du Rhin et sur les tableaux des maitres de Vantique école colonaise. — Hemling a, sans contredit, imité les sujets traités avant lui par les anciens maitres de l’école colonaise. J’ajouterai que plusieurs groupes de vierges que j’al souvent examinés sur la chasse de Bruges mont paru avoir une grande ressemblance avec de pareils groupes sur la suite de trés-anciens tableaux représentant Phistoire de sainte Ursule, conservés dans léglise de ce nom a Cologne (2). »
Enfin, dans un dernier passage, le critique semble résumer sa pensée en disant: « Hemling a souvent puisé ses sujets dans Vantique école de Cologne. »
Ces quelques lignes prouvent au dela de notre but notre premicre assertion.
Or Hemling peignait sa chasse en plein quinziéme siécle ;
done, sans reculer leur date aussi loin que le fait le baron de
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Keverberg, nous pouvons au moins assigner a nos tableaux la fin du quatorziéme siécle.
Examinons maintenant les tableaux de cette époque.
L’ Adoration des Mages de maitre Stephan fut achevée en 1AA0.
Est-il nécessaire de rappeler que cette page est la plus riche, la plus belle de Pécole du Bas-Rhin, un des plus précieux ornements de la cathédrale de Cologne, composé par ce peintre qui, selon Schlegel, a vu Voeil de Ja beauté, dont le souffle s’est répandu sur son ouvrage, et qui, unique comme [était Raphaél parmi les Italiens, est unique parmi les Germains?
Qu il nous suffise de signaler 4 Vattention des admirateurs un roi mage, quelques vierges qui accompagnent Ursule, et dont les traits de famille nous paraissent, sinon empruntés a la série de nos tableaux, du moins tracés d’aprés la vue de ces premiers modeles.
Mais, quand on négligerait ces remarques importantes , ne pourrail-on supposer que Vart n’enfante pas des chefs-d’cuvre, sans que des essais plus ou moins remarquables ne les aient précédés? Maitre Stephan n’aurait-il pas puisé une partie de ses richesses chez d’autres artistes éminents qui lui auraient servi de guides et quil a plus tard dépassés, ainsi que nous
avons constaté pour Hemling?
= was Kzuy