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qu’on en évoque et qu’on en respire les meeurs, l’4me éprouve
comme une espéce de suffocation, tant elle s’y trouve ense-
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velie dans les sens, tant les ténébres morales sont épaisses,
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tant la nature est renversée, tant |’homme est tombé, tant
Dieu est absent!... Les notions traditionnelles sur Dieu et
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sur l’dme ayant fini par étre totalement étouffées sous le phi-
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losophisme et le polythéisme, avec |’unité de Dieu avait dis-
paru la fraternité humaine, avec les dogmes de la spiritualité
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et de Vimmortalité de l’4me avait disparu la vocation de Vhumanité au régne de l’intelligence, et la dégradation de Oo oO 2 Oo
Vintelligence avait entrainé elle-méme le désordre de la chair oO
et la dissolution de la société matérielle des hommes. Im-
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prégnés que nous sommes, a notre insu et malgré nous, des
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lumiéres et des vertus du christianisme, nous pouyons diffi-
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cilement nous faire ’idée de ce qu’était le monde quand il
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en était privé, et lorsque quarante siécles de superstitions
et de déréglements de toutes sortes étaient accumulés sur
lespéce humaine: c’était le chaos privé du souffle de Dieu. »
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Ainsi s’exprime, avec autant de logique que d’éloquence,
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lauteur des Etudes philosophiques sur le christianisme (24).
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