‹ La Légende de SémiramisChapitre 13 sur 56 · Plutarch., De superstit., t. 6., p.674, ed. Reiske · texte numérisé non relu

Plutarch., De superstit., t. 6., p.674, ed. Reiske

circulaire en avant du temple de la déesse. #5 On en signale dans l'enceinte du temple de lAstarté du Liban à Aphaca, et à Sardes en Lydie. °° M. Emmanuel Rey a publié un cylindre recueilli par lui sur l'emplacement de l'antique Sidon et sur lequel est figurée une série de poissons.

Ce symbolisme, et les idées sur lesquelles il se fondait, avait passé dans la religion des Grecs. M. le baron de Witte l’y a étudié spécialement dans sa dissertation sur Aphrodite Colias.* Au moment des Gigantomachies, quand les dieux prennent la fuite, Vénus se sauve sous la forme d’un poisson. * Plusieurs mythographes racontent que Vénus se trouvant avec son fils sur les bords de PEuphrate, l'approche de Typhon effraya ces deux divinités qui se jetèrent dans le fleuve et prirent la forme de deux poissons. ?* Dans certains mythes, au lieu de cette métamorphose, Vénus et l'Amour sont sauvés par deux poissons. * L’anchois (äbdn), que les anciens considéraient comme formé de lécume (äbp6ç) de la mer, était consacré à Aphrodite. % Les Grecs appelaient aussi ce poisson Bœv, nom qui rappelle Aphrodite Bu&ris, adorée à Syracuse. ?’ Aïlleurs on signale comme consacrés à la même déesse le poisson déapis Ÿ et le poisson xokia, °° qu'Aphrodite tient à la main quand elle est représentée sous la forme de Colias. "°° Au lieu de naître de l'écume de la mer fécondée par les parties génitales d’'Uranus ou de Cronos, comme dans les récits les plus connus, Aphrodite, d’après quelques autres mythographes, sort de l’œuf d’un poisson, “” ce qui nous ramène au mythe asiatique de l'œuf tombé dans l’Euphrate et sorti de l’eau par des poissons. Dans d’autres récits, le poisson nommé moumikos, et considéré par les anciens comme aphrodisiaque, nait en même temps qu'Aphrodite. °* Aphros et Eurynome sont encore nommés comme parents d’Aphrodite. "% Eurynome était une Océanide, et à Phigalie on voyait un xoanon qui la représentait moitié femme et moitié poisson, de la même manière que la Dercéto d’Ascalon; des chaînes d’or la liaient, et il n'était permis qu’une fois l'an d’entrer dans son temple. "°#

Le mulet, tpiyAn, était consacré à Artémis ou à Hécate. % On regardait comme un sacrilège de pêcher les poissons qui se trouvaient dans les bassins de la source d’Aréthuse,

88. Mionnet, Description de médailles antiques, Supplément, t. 7., p. 303, n° 1; p.306, n° 3; Monuments inédits publiés par la section française de l’Institut archéologique, pl. 4. n°s 10, n1 et 123 voy. Lajard, Nouv. ann. de l’Inst. arch., t.1., p. 207.

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