‹ La Légende de SémiramisChapitre 23 sur 56 · ÂAthen., 7., p · texte numérisé non relu

ÂAthen., 7., p

182. Voy. Ch. Lenormant et de Witte, E. des mon. céramogr., t. 3., pp. 44 et suiv.

183. Voy. De Vogüé, Mélanges d'archéologie asiatique, pp. s7 et suiv.

184. Essai de commentaire des fragments cosmogoniques de Bérose, pp. 69 et suiv., 87 et suiv.

qu'elle était exposée par Bérose, c'était l'élément humide qui tenait la place du principe femelle ou de génération passive.

Mais, ainsi que nous l'avons fait remarquer il y a un certain temps déjà, #5 « partout où l’on voit surgir un système religieux en apparence exclusif, qui attribue le caractère mâle au feu ou à l’eau, il n’est pas difficile de reconnaître la trace évidente du système opposé. » En effet, dans ces applications religieuses des idées de la physique primitive, la constitution de chaque contrée a dû déterminer la préférence pour faire attribuer le rôle actif ou passif, mâle ou femelle, à l’un ou à l’autre élément. En Chaldée comme en Égypte, où le rôle du feu intérieur est nul, l'expression naturelle du travail du principe actif sur la nature passive était le soleil dardant ses rayons sur le limon qu’abandonne le fleuve en se retirant après l’inondation; en Attique, où la terre aride et brûlée ne retrouve un peu de force végétative qu’à l’époque des grandes pluies, c'était le mythe de Gæa implorant la rosée de Zeus Ombrios. # Mais changez la saison de l’année babylonienne, faites qu’au lieu du moment où inondation finit, l'observation se rapporte au mois où elle commence, et alors l'eau mâle qui abreuve la terre desséchée ne différera pas du Zeus Ombrios des Athéniens. C’est pour cela que si la divinité féminine, dans les religions de l'Asie, et avant tout d’une nature humide et lunaire, nous la voyons par contre y revêtir quelquefois un caractère igné. Elle est alors appelé Dn% ou KA, « la noire, la brülante. 17 » Un tel nom rappelle aussitôt à l'esprit l'Aphrodite Melænis de Corinthe, qui paraît être d’origine orientale, comme presque toutes les divinités de cette ville. #5 Mais où la divinité féminine se montre principalement comme ignée, c’est quand elle préside à l’une des plus brillantes planètes, à la planète Vénus, objet de l’adoration de presque toutes les populations sémitiques. ? Chez les Babyloniens et les Assyriens, c'était Zs'#ar qui était la

déesse de la planète Vénus. °° Chez les Phéniciens, c'était Astarté. ?" Aussi cette planète

s'est-elle appelée jusque très-tard n9nw%-"1. ?* Les Syriens la nommaient °n0y3.15

Il faut aussi se souvenir ici des ingénieuses remarques de M. le comte de Vogüé ?# sur l'échange de symboles entre les deux personnages du couple divin, qui est caractéristique des religions de l'Asie, « échange de symboles, dit-il, qui indique leur association mystique et le lien qui les unit. > Les attributs, les animaux sacrés, l'être réel ou fantastique qui

18. Monographie de la Voie Sacrée Éleusinienne, t. 1., p. 265.

186. Pausan., 1, 24, 3; cf. Ch. Lenormant, Ann. de l'Inst. arch., t. 4, pp. 63 et suiv.

187. Chwolsohn, Die Ssabier und der Ssabismus, t. 2., pp. 33, 337 et 338.

188. Pausan., 2., 2, 4; cf. Maury, Histoire des religions de la Grèce, t. 3., p. 209.

189. Evagr., Hist. eccles., 6., 22; Cedren., Hist. comp., t. 1., p. 744, ed. Bekker, Origen. Adv. Cels, s., 34; Procop., De bell. pers., 2., 28; Johan. Damascen., De haeres., 101; Coteler, Eccles. graec. monum., t. 1, P. 326; Assemani, Dissert. de Syris Nestorianis, dans sa Bibloth. orient., t.3., 2° part.

190. Voy. notre Essai de commentaire des fragments cosmogoniques de Bérose, pp. 104 et 116-121.

Une curieuse tablette astrologique du Musée Britannique (Cuneiform inscriptions of Western Asia, t. 3., pl. 53. n° 2, verso) dit que « la planète Vénus est à son lever la Dame d’Aganëé (Anunit); à son coucher la Dame d’Uruk (Belit Um-Uruk, YOmoroea de Bérose); à son lever 15 tar des étoiles; à son coucher Belit, dame des dieux. »

191. Plin., Hist. nat., 2., 6,8; voy. Movers, Die Phœnizier, t. 1., p. 636.

192. Chwolsohn, Die Ssabier und der Ssabismus, t. 2., pp. 30 et 226; cf. Reinaud, Description des monuments arabes du cabinet Blacas, t. 2. p.371.

193. Chwolsohn, Die Ssabier und der Ssabismues, t. 2., p. 23.

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