‹ La légende de Sigurd dans l'Edda, l'opéra d'E. ReyerChapitre 7 sur 24 · LA LÉGENDE DE STGURD · texte numérisé non relu

LA LÉGENDE DE STGURD

l'Orient, comme elle en fait venir ses dieux, on ne peut guère douter que la tradition poétique ne soit née sous le même ciel, dans ces temps reculés où les Germains attendaient encore aux confins de l'Asie le moment de leur dispersion. Le souvenir du héros voyageur les aurait donc suivis dans leurs conquêtes jusqu'au fond de la Germanie et de la péninsule Scandinave : il y serait demeuré pour échauffer le courage des guerriers, pour leur rappeler le péril de ces richesses qu'ils aimaient trop, pour consoler leur mort et pour conserver, enfin, au milieu de tant de populations dispersées qui ne se connaissaient plus, le type du caractère national et la preuve d'une antique fraternité. »

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