Histoire des Girondins, t. IV. pages 147 et suiv
çaise, nous peint également les Girondins répudiant '^
une solidarité qui lui faisait horreur 1. 1
Les panégyristes de la Montagne sont ici d'accord ;
avec les partisans de la Gironde. « Les esprits les plus ,'
sages de la Montagne et de la Gironde, dit M. Tissot, \
avaient conçu la pensée d'une réconciliation ; le péril ;
taisait taire les inimitiés, ou du moins donnait le con- >
seil de renoncer au fatal système d'accusations et d'in- ■
jures réciproques. On avait à cet effet essayé de forcer ]
les chefs des différents partis à se rapprocher, en se i
réunissant au comité de sûreté gêné raie. Là se rencon- s
trèrent les Girondins, les Dantonistes et les amis de 1
Robespierre. C'était Danton qui avait eu l'honneur de j
croire que la paix pouvait encore se conclure après j
des explications franches et complètes... L'implacable j
mémoire de Buzot, de Guadet et de Gensonné les j
ramena sur le sujet des massacres de Septembre 2. » ^
M. Louis Blanc n'a eu garde de négliger l'occasion i
qui lui était offerte de montrer les Montagnards « prê- 1
chant la conciliation », tandis que les Girondins se ^
renfermaient dans une inflexibilité hautaine. î
« Les Montagnards, écrit-il, qu'on a peints si ter- ] ribles et que le combat rendit tels, en effet, sentirent •; bien, eux, qu'en se divisant les républicains ne pouvaient que perdre la république ; et ce sera leur gloire ', impérissable d'avoir tout fait, dans les commence- ^ ments, pour éviter ce malheur, d'autant que l'adhésion ; de Paris leur promettait sur leurs adversaires une ^ victoire aisée ! i
« On a vu combien Danton s'était étudié à rassurer ]
la droite sur les projets subversifs attribués à ses J
amis : sa grande affaire à cette époque était de pré- j
cher la conciliation... Inutiles avances!... Les Giron- j
dins voulurent la lutte, ils la voulurent éperdu ment, j